mercredi 11 juillet 2007

Patrice Emery Lumumba : Son portrait



Patrice Emery Lumumba
1925-1961
Héros national
Né le 2 juillet 1925, à Onalowa, territoire de Katako-Kombe,


dans le district du Sankuru, au nord du Kasaï, Patrice Lumumba est le cadet d'une famille de quatre enfants vivant pauvrement de revenus agricoles, amputés par les impôts de l'administration coloniale. Il va à l'école
missionnaire catholique où il a été baptisé. Il travaille si bien qu’il abandonne les missionnaires catholiques pour passer dans une école protestante, tenue par des Suédois. En 1945, à la fin de la seconde guerre mondiale, il est déjà un de ceux qu’on appelle les "évolués", une minorité d’individus ayant bénéficié d’une éducation "moderne" et intellectuellement privilégiés. Il faut pourtant attendre les années cinquante et la découverte des villes - Stanleyville, future Kisangani, et Léopoldville, aujourd'hui Kinshasa - pour que l'adolescent, puis l'adulte, entré dans l'administration des postes et marqué par le racisme ambiant, commence à rêver d'indépendance et à militer activement au sein des associations des« évolués », embryon d'une première élite africaine.
Il commence, trè tôt, à s’intéresser à la politique. Après avoir suivi avec beaucoup d'attentions la décolonisation de l'Inde, en 1948, le vent des indépendances qui secoue l'Afrique au début des années 50 (Lybie en 1951, Maroc, Soudan et Tunisie en 1956, Ghana en 1957 et Guinée en 1958) ne laisse pas le syndicaliste Lumumba indifférent. En septembre 1954, il reçoit sa carte "d’immatriculé" : le détenteur de cette carte qui est une invention de l’administration coloniale est supposé vivre à "l’européenne", avoir de bonnes mœurs et de bonnes conduites. 217 cartes seront distribuées jusqu’en 1958 (sur 13 millions de congolais!). En 1955, Lumumba qui écrit depuis 1951 dans divers journaux existants crée une association L’APIC (association du personnel indigène de la colonie), profitant du relatif espace de liberté laissée par l’administration coloniale dans le domaine associatif, qui est apolitique. Il participe, En 1956, à la conférence du mouvement des Non-Alignés de Bandoeng en qualité d'observateur. En octobre 1958, Lumumba fonde le Mouvement national congolais (unique parti à
caractère national à l'époque), avec Stanleyville (Kisangani) comme fief. Lumumba participe la même année à la conférence d'Accra et prend contact avec les personnalités les plus influentes du monde africain, comme Kwamé N'Krumah et Nasser. Dès lors, l'indépendance du Congo belge devient inévitable. A la suite des émeute du 4 janvier 1959, sur la place de la Victoire, à Kinshasa, le Roi Baudouin 1er promet, dans une allocution radiodiffusée, le 13 janvier 1959, "de conduire, sans atermoiements funestes mais sans précipitation inconsidérée les populations congolaises à l'indépendance, dans la prospérité et la paix".

En octobre 1959, le MNC organise une réunion unitaire à Stanleyville avec d’autres partis qui sont d’accord pour réclamer l’indépendance immédiate et inconditionnelle. La foule congolaise qui assiste à la réunion manifeste son approbation. Les forces de l’ordre interviennent, essayant d’arrêter Lumumba. Ne pouvant y arriver, elles tirent dans le tas, faisant 30 morts. Deux jours plus tard, Lumumba est arrêté pour avoir appelé à la désobéissance civile et au boycott des élections organisées par le pouvoir colonial tant qu’une décision n’est pas prise pour la formation d’un gouvernement congolais. Le procès se déroule du 18 au 21 janvier, et il est condamné à 6 mois de prison. Début 1960, le 11 janvier, une table ronde réunissant les différents acteurs congolais impliqués dans l’indépendance et le gouvernement belge est prévue pour...le 20. Lumumba qui est toujours emprisonné ne peut donc y participer. Les délégués du MNC refusent de participer aux travaux en l'absence de leur leader. Malgré les oppositions internes, les différentes parties congolaises en présence exigent la participation de Lumumba à la conférence. Ce dernier arrive à Bruxelles le 26. A la table ronde, la date de l’indépendance est fixée au 30 juin et les congolais sont les premiers surpris de ce succès qu’ils
n’attendaient pas. En mai 1960, les élections législatives sont remportées par le MNC (Mouvement National Congolais), présidé par Lumumba, qui devient ainsi le tout premier Premier ministre et chef du gouvernement, tandis que
Kasa-Vubu est désigné Président de la République par le Sénat du jeune Etat dont l'indépendance est proclamé le 30 juin 1960. Le premier ministre Lumumba préconise la préparation de l’élite à assurer les affaires publiques afin de gagner l'indépendance économique, à continuer le processus de démocratisation, à implanter la déclaration des droits de l’homme et à sortir du néocolonialisme par la non-violence. Le 11 juillet 1960, aidé par les parachutistes belges, Moïse Tshombe, proclame la sécession du Katanga. Le 9 août 1960, Kalonji Mulopwe (l'ami personnel de Tshombe) annonce la sécession du Sud-Kasaï. Lumumba et Kasa-Vubu en appellent aux Nations unies qui envoient des casques bleus pour
assurer la paix. Lumumba rompt les relations diplomatiques avec la Belgique.Après son voyage aux États-Unis et au Canada, pour la troisième résolution du conseil de sécurité sur le Congo, Lumumba somme les Nations unies à réduire la sécession katangaise. En septembre 1960, Kasa-Vubu révoque Lumumba. Ce dernier juge illégal et nul le geste du président de République, avant de le révoquer a son tour. Le colonel
Mobutu, alors chef d'Etat-Major général des Forces armées (nommé à ce poste par Lumumba), fera son tout premier coup d'Etat militaire en déclassant Kasa-Vubu et Lumumba pour installer un gouvernement des Secrétaires généraux. En décembre il fait arrêter Lumumba qui est transféré au camp militaire de Thysville (Mbanza Ngungu). Le 17 janvier 1961, Lumumba est placé dans un avion et envoyé à Bakwanga, escorté par Mukamba et Kandolo, pour son élimination physique par son ennemi Kalonji. Ce dernier ayant
refusé à l'avion d'atterrir, Lumumba est transféré au Katanga ou il sera exécuté le soir même. Le lendemain, une opération sera menée pour faire disparaître les restes de la victime. Le 14 février 1961, Tshombe déclara que Lumumba venait d'être abattu, ce jour-là, à la suite d'une tentative d'évasion de la prison d'Elizabethville, lui et ses compagnons. Les jours suivants, plusieurs lumumbistes, ou des gens pris pour tels, seront exécutés, un peu partout à travers le pays.Lumumba était détesté de son vivant aussi bien par les puissances occidentales, qui l'accusaient d'être communiste, que par leurs pantins, leaders politiques congolais. Mais, il fut unanimement regretté après sa mort. Un symbole anticolonialiste venait de mourir. Cela fit un tel scandale au pays et dans le monde que
Mobutu, celui-là même qui l'a livré, le proclama, en 1966, héros national.

Lumumba fut le symbole de la lutte anti-coloniale.Il désirait instaurer pour le futur Congo indépendant:- L'unité nationale congolaise- Le pluralisme politique- partisan du panafricanisme et du non alignement.
La mort de Patrice Lumumba : Chronologie
23 juin 1960 : M. Lumumba présente son gouvernement d’union nationale à la Chambre. L’investiture est votée par 74 voix sur 137 membres.
24 juin 1960 : Investiture au Sénat par 60 voix contre 12 et 8 abstentions.
29 juin 1960 : Signature du traité d’amitié avec la Belgique.
12 juillet 1960 : Premier appel du président Kasa-Vubu et Lumumba à l’aide militaire de l’Onu.
14 juillet 1960 : Décision commune de Kasa-Vubu et Lumumba concernant la rupture des relations diplomatiques avec la Belgique.
5 septembre 1960. Rupture entre le chef de l’Etat Kasa-Vubu et le Premier ministre Lumumba.
12 septembre 1960. Arrestation de Premier ministre Lumumba par la gendarmerie suivie d’une mise en liberté sur ordre du commandant de l’Anc.

14 décembre 1960. Neutralisation des chefs politiques par le colonel Mobutu. Menacé par des militaires baluba du Kasai, Lumumba sollicite la protection de l’Onu. Le même jour, Kasa-Vubu et Iléo prient l’Onuc d’arrêter M. Lumumba. L’Onuc s’y refuse.
19 septembre 1960. Proclamation du Collège des Commissaires. Echec des essais de réconciliation entre Kasa-Vubu et Lumumba.
10 octobre 1960. Lumumba est obligé de se terrer dans sa Résidence (contrôle Anc et protection de l’Onuc). Des représentants de l’Anc produisent à l’Onuc un mandat d’arrêt contre Patrice Lumumba, député).
11 octobre 1960. Arrestation de M. Finant, président du gouvernement provincial de la province Orientale par l’Anc, Mobutu. L’Anc tente d’arrêter Lumumba à Léopoldville.
14 octobre 1960. Arrivée de Gizenga à Stanleyville.

12-13 novembre 1960. Gizenga contrôle la situation à Stanleyville.
27 novembre 1960. Lumumba quitte sa résidence de Léopoldville vers 22 heures, annonce « un voyage à caractère strictement familial de durée limitée » et cherche à gagner Stanleyville. MM. Gbenye, Mbuy, Mpolo, Kashamura, Okito, Mujanay quittent Léopoldville au cours de la même nuit.
29 novembre 1960. La présence de Lumumba est signalée dans la région de Kikwit. Les recherches sont dirigées par M. Gilbert Pongo, inspecteur de la sûreté, qui bénéfice d’un avion piloté par un spécialiste des vols de reconnaissance à basse altitude.
30 novembre – 1er décembre 1960. Arrestation des compagnons de fuite de Lumumba, puis du Premier ministre, près de Mweka; avec l’appui de l’administration territoriale locale. Les militaires de Port-Francqui (Ilebo) envoyés à Bulona-Mweka menacent de tuer leur prisonnier si Léopoldville ne les prend pas en charge dans les quatorze heures. Invité à transférer M. Lumumba au Katanga, Pongo applique les instructions de son chef, Nendaka, et assure le transfert à Léopoldville. Avant le transfert, les prisonniers sont molestés.

5 décembre 1960. A 17 heures, un avion d’Air Congo débarque Lumumba et ses compagnons à Ndjili. Maltraités par des soldats et par des témoins les prisonniers sont conduits au camp Kokolo.
3 décembre 1960. Transfert des prisonniers au camp Hardy à Thsysville (Bas-Congo) sous forte escorte; intervention de M. Hammarskjöld (secrétaire général de l’Onu) auprès de M. Kasa-Vubu (répétée le 5 décembre) pour le respect de la légalité et des règles universelles d’humanité dans l’affaire Lumumba.
7 décembre 1960. Dans sa réponse à M. Dag Hammarskjöld, Kasa-Vubu promet un déroulement correct du procès de Lumumba et prie les pays étrangers de « cesser toute campagne, toute agitation, toute intervention en faveur de Lumumba ».

4 janvier 1961. Lettre de Lumumba à Dayal de l’Onu décrivant « les conditions absolument impossibles et contraires à la loi » de sa détention.
8 janvier 1961. Pongo, prisonnier à Stanleyville, propose l’échange des militaires de l’Anc-Mobutu prisonniers et de lui-même contre la libération de MM Lumumba, Fataki et Finant. L’autorité civile locale de Thysville souhaite un transfert de M. Lumumba vers une autre localité.
9 janvier 1961. A Léopoldville, projet de transfert de Lumumba au fort de Singa (Boma).
13 janvier 1961. Remous parmi les mitaires de Thysville pour une question de soldes. MM. Kasa-Vubu, Bomboko, Nendaka et le colonel Mobutu se rendent sur place. Les prisonniers (sauf M. Lumumba) manifestent pour voir le chef de l’Etat et parviennent à sortir momentanément des pièces où ils sont enfermés. Lumumba reste dans sa cellule. Selon certains témoignages, celle-ci aurait été ouverte par un militaire, mais l’agitation qui régnait dans le camp et la présence de groupes hostiles persuadèrent Lumumba de ne pas la quitter.

17 janvier 1961 : Assassinat de Patrice-Emery Lumumba et ses compagnons
SOURCES DIVERSES
A lire aussi : Le testament de Lumumba 30 juin: le discours de Lumumba Hymne à Lumumba Ludo Martens : Lumumba n'était pas communiste... Rapport du parlement belge sur la mort de Lumumba Victor Nendaka : "Les ordres du Président Kasavubu ont été changés à deux reprises" La mort du Secrétaire général de l’Onu au rendez-vous avec Tshombe Deux délégations congolaises à l’Onu en 1960 : celle de Kasa-Vubu et celle de Lumumba Biographie de Pierre Mulele

Louis MICHEL et George Arthur FORREST : Un réseau de Mafieux

Les étranges relations du Commissaire européen Louis MICHEL avec George Arthur FORREST (Consul général de FRANCE à Lubumbashi, République Démocratique du Congo et Conseiller du Commerce extérieur du gouvernement belge) !!!

Madame Angela MERKEL,
Monsieur le Président BORELL,
Monsieur Le Président BAROSSO,


Le 18 février 2000 (Moniteur Belge du 15.03.2000), l'actuel Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire le Belge Louis MICHEL a nommé par arrêté royal Monsieur George Arthur FORREST - un homme d'affaires belges dont la famille est établie depuis plus de 80 ans au Katanga (riche province minière de la République Démocratique du Congo) - aux fonctions de Conseiller du commerce extèrieur du gouvernement belge. Monsieur George Arthur FORREST fait donc partie du réseau diplomatique belge !!! Interrogé par une sénatrice belge - Madame Erika THIJS - en date du 27 juin 2002 Monsieur Louis MICHEL à l'époque ministre des Affaires étrangères a prétendu n'avoir rencontré Monsieur George Arthur FORREST qu'à deux reprises. Or, le contenu du courrier adressé par Monsieur George Arthur FORREST à Monsieur Louis MICHEL en date du 28 février 2002 démontre l'existence d'une relation suivie entre ces deux personnages !!!

Monsieur George Arthur FORREST , dans une interview accordée le 21 juillet 2006 au journal suisse germanophone "Neue Zürcher Zeitung" a reconnu avoir financé, le "Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie" (PPRD en sigle), la formation politique du Président Joseph KABILA de la République Démocratique du Congo. Je vous rappelle, ainsi qu'indiqué supra que Monsieur George Arthur FORREST fait partie du réseau diplomatique belge et attire votre attention sur le prescrit de l'article 24 de la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politique en République Démocratique du Congo qui interdit à un Etat étranger de financer directement ou indirectement un parti politique en République Démocratique du Congo !!!

Sachant que Louis MICHEL a nommé GA FORREST par arrêté royal du 18 février 2000 aux fonctions de Conseillers du commerce extérieur du gouvernement belge connaissant les relations étroites entre ces deux individus (cf affaire dite du "telexgate" et le contenu de la lettre adressée le 28 février 2002 par GA FORREST à Louis MICHEL; intervention de Louis MICHEL pour que l'Office National du Ducroire couvre un risque commercial et accorde sa garantie au projet de construction à Lubumbashi de l'usine "STL" par une société de GA FORREST) et enfin compte tenu de ce que GA FORREST a reconnu qu'il a financé le PPRD (parti pour la reconstruction et la démocratie) formation politique du Président Joseph KABILA :

Monsieur Louis MICHEL offre t-il les garanties d'indépendance et d'intégrité qui sont exigées de la part de tous les Commissaires européens ? Ne porte t-il pas atteinte à la crédibilité de la Commission européenne, l'Union européenne ayant été le principal bailleur de fonds du processus électoral en République Démocratique du Congo ?

En clair, la question de la démission du Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire Louis MICHEL ne doit elle pas être posée ?

1 ° interview de George Arthur FORREST publiée dans le "Neue Zürcher Zeitung" du 21 juillet 2006 dans laquelle l'homme d'affaires belges reconnait avoir financé le parti du Président Joseph KABILA :

http://www.nzz.ch/2006/07/21/al/articleEBFUW.html


2° Questions orales posées le 27 juin 2002 par la sénatrice Erika THIJS à Monsieur Louis MICHEL au sujet de l'exploitant minier George Arthur FORREST :

http://www.senate.be/www/?MIval=/publications/viewTBlokDoc&DATUM='06/27/2002'&TYP=crabv&VOLGNR=2&LANG=fr#P33_6533

3° Considérations de la sénatrice Sabine de BETHUNE au sujet des relations de Monsieur George Arthur FORREST et Monsieur Louis MICHEL
Rapport de la commission d'enquête parlementaire chargée d'enquêter sur l'exploitation et le commerce légaux et illégaux de richesses naturelles dans la région des Grands Lacs au vu de la situation conflictuelle actuelle et de l'implication de la Belgique (Doc. 2-942) :
Mme Sabine de Bethune (CD&V). - Je parlerai des liens étroits entre George Forrest et son groupe et la coalition arc-en-ciel.
Les contacts et le rôle de certains responsables politiques belges dans le fonctionnement du groupe Forrest soulèvent de nombreuses questions. Je tiens à préciser que les remarques que nous formulons se situent au niveau déontologique et que nous nous demandons comment le gouvernement belge peut mener sa politique africaine dans ce contexte et jouer de manière crédible un rôle dans le processus de paix en Afrique centrale. Comment peut-il tenter de convaincre les dirigeants africains de résister aux tentatives de corruption et aux pressions dont ils font l'objet si, dans le même temps, des personnalités du pouvoir législatif et exécutif belge sont mises en cause dans l'affaire des pillages ? Nous ne nous prononçons pas sur la culpabilité éventuelle de ces personnes mais nous estimons que de tels liens sont pour le moins imprudents et ne sont pas conformes à l'éthique politique.
Je donnerai quelques exemples. Depuis juin 2001, Pierre Chevalier est administrateur et l'un des trois vice-présidents du groupe George Forrest International (GFI). Depuis 1998, il était déjà l'avocat du groupe et, en tant que secrétaire d'État au Commerce extérieur, il a été impliqué dans la garantie controversée accordée par le Ducroire à la Société pour le traitement du terril de Lubumbashi (STL).
Depuis septembre 2000, il préside la Commission des Relations extérieures de la Chambre. Cela ne nous gêne pas, c'est une fonction parlementaire à laquelle la majorité l'a nommé. Le problème est que cette commission se réunit souvent à huis clos pour discuter de la politique belge à l'égard du Congo et de la région. Le président d'une commission des Relations extérieures est une autorité morale et politique qui peut jouer un grand rôle vis-à-vis des partenaires avec lesquels la Belgique négocie.
Une autre personnalité dont le nom n'a pas souvent été cité lors des travaux de la commission mais que le groupe CD&V tient à mentionner est Jean-Claude Marcourt. Il est vice-président de GFI et chef de cabinet de la vice-première ministre Onkelinx, chargé de la politique générale et de la coordination générale. Il a travaillé, depuis 1988, dans différents cabinets PS. Au moment où la firme STL a introduit sa demande auprès de l'Office du Ducroire, il a obtenu une fonction au service du Commerce extérieur. Inutile d'expliquer le rôle important que joue un chef de cabinet d'un vice-premier ministre. Il s'agit à nouveau d'une personne qui dispose d'importantes informations sur la politique belge et la politique à l'égard du Congo et peut influencer certaines décisions politiques et qui, simultanément, est vice-président d'un groupe jouant un rôle majeur dans le commerce avec la région des Grands Lacs et les éventuels pillages.
Cette personne a également été un conseil du groupe Forrest par le biais de son bureau d'avocats Marcourt-Collins. Ce bureau s'occupe toujours des dossiers du groupe Forrest et Bruno Collins, qui est aussi administrateur de GTL, était l'un des conseils qui ont assisté George Forrest lors de son audition par notre commission d'enquête. Cela prouve que le bureau Marcourt-Collins est étroitement lié aux activités du groupe Forrest.

M. Frans Lozie (AGALEV). - Vous ne voulez pas aller plus loin dans ce dossier. Au nom de mes collègues d'Écolo, du VLD et d'Agalev membres de la commission d'enquête, je déclare que nous souhaitions continuer à travailler sur ce dossier. Le CD&V ne nous a toutefois pas soutenus.
Mme Sabine de Bethune (CD&V). - Nous avons donc le même objectif sur ce point. Reste à savoir comment les deux sénateurs du CD&V pouvaient bloquer cette fantastique commission. La commission s'est enlisée d'elle-même par manque de volonté politique, de méthodologie et de collégialité.
Le vice-premier ministre Michel nie tout lien avec le groupe Forrest International, alors que lors de sa première visite au Congo, il s'est rendu sur le site avec George Forrest. C'est également par son entremise que la garantie de l'Office du Ducroire a été approuvée dans le dossier STL et qu'un risque commercial a été couvert pour un investissement du groupe Forrest. La couverture d'un risque commercial ne fait pas partie des missions du Ducroire. Le rapport de l'expert juridique indique à plusieurs reprises que le cabinet des Affaires étrangères est intervenu pour que le risque commercial soit couvert en raison d'intérêts politiques.
Rappelons enfin que l'ancien directeur général des Affaires étrangères et ancien membre du conseil d'administration de l'Office du Ducroire, M. Guillot-Pingue, a également été administrateur du groupe Forrest International avant M. Chevalier.
Ces informations objectives montrent l'existence de liens évidents entre la majorité et des personnes jouant un rôle majeur au sein du groupe Forrest. Ces liens sont pour le moins en contradiction avec le rôle qu'entend jouer la majorité dans la région des Grands Lacs. D'un côté, le gouvernement négocie avec les dirigeants africains pour rétablir la paix et faire respecter certains principes et, de l'autre, des personnalités proches de la majorité sont présentes dans des groupes économiquement actifs dans la région - et souvent dans la zone floue.
Je fais référence à l'audition de M. Forrest et aux déclarations de nombreux collègues. Ils se sont moqués de Mme Thijs et de moi-même et nous ont traitées de naïves, prétendant qu'il est impossible de faire des affaires au Congo sans distribuer de pots de vins ou céder aux pressions politiques. La majorité considère par ailleurs qu'il n'est pas gênant qu'une personne censée encourager les pays de la région à oeuvrer pour la paix et une bonne gouvernance, joue un rôle dans un groupe ayant des intérêts économiques dans ce pays.
Pour nous, les choses sont claires : la majorité connaît l'existence de ces liens mais n'y voit pas d'objection éthique, elle y a donc intérêt.

M. Frans Lozie (AGALEV). - Des personnes que vous défendez se sont rendues coupables de pillages, madame de Bethune.
Mme Sabine de Bethune (CD&V). - Je suis née en 1958. Ma génération n'est pas responsable de ces faits.
Je voudrais poursuivre. Je vous donne des exemples de décisions ou événements controversés où un lien est établi avec les responsables politiques que j'ai cités. Ils peuvent éclairer notre vision des choses.
Le premier exemple est le « telexgate ».
Grâce à une fuite, un e-mail contenant un rapport confidentiel et critique du cabinet des Affaires étrangères sur l'Entreprise Générale Malta Forrest est arrivé entre les mains de George Forrest. Ce dernier n'as pas voulu expliquer comment en commission.
Je suis persuadée qu'il savait très bien de qui venait ce document mais je ne peux le prouver. Certains collègues partagent mon avis.
La commission n'a toutefois pas fait usage de ses compétences de juge d'instruction pour tirer cette affaire au clair. Qui plus est, le ministère des Affaires étrangères et M. Forrest lui-même ont déposé une plainte contre X, façon habile d'éviter que la commission d'enquête ne fouille trop profondément.
Où la fuite s'est-elle produite ? Plusieurs noms ont été cités mais la commission n'y a donné aucune suite. Elle n'a pas organisé de confrontation pour faire éclater la vérité.
Le deuxième exemple est la STL et le rôle de l'Office du Ducroire.
La couverture du risque à concurrence de 20 millions de dollars plus 2 millions de dollars d'intérêts, accordée par l'Office du Ducroire à la STL en dépit d'avis négatifs préalables, amène à s'interroger. Tous les indicateurs de risque pour le Congo étaient négatifs en raison de la guerre. Aucune couverture ne devait donc en principe être accordée pour ce pays. La garantie a néanmoins été accordée après intervention du vice-premier ministre Michel. La lettre figure dans le dossier. Cette lettre demande une approche positive du dossier et précise que le vice-premier ministre n'est pas compétent pour exercer des pressions sur la commission chargée d'étudier le dossier. Une lettre bien tournée propre à l'ancienne culture politique et au clientélisme politique. Les collègues plus âgés connaissent bien la méthode qui consistait à plaider pour une chose tout en s'assurant, par une petite phrase, une couverture juridique. C'est la méthode utilisée dans la lettre du ministre Michel.
Telle est la teneur de la lettre.

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4° Article d'Erik BRUYLAND journaliste belge néerlandophone in "Trends" du 11 juillet 2002 concernant les relations entre FORREST et Louis MICHEL ce dernier prétend l'avoir rencontré que deux fois !!! :

http://makr.roularta.be/archief/ShowArtikel.do?printen=ja&artikelId=210496

5° arrêté royal du 18 février 2000 (Moniteur Belge du 15.03.2000) portant nomination de Conseillers du Commerce extérieur

Publié le : 2000-03-15

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DU COMMERCE EXTERIEUR ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

18 FEVRIER 2000. - Arrêté royal portant nomination de Conseillers du Commerce extérieur


ALBERT II, Roi des Belges,
A tous, présents et à venir, Salut.
Vu l'arrêté royal du 11 avril 1984 portant statut des Conseillers du , modifié par l'arrêté royal du 4 juin 1997;
Sur la proposition de Notre Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères et de Notre Secrétaire d'Etat au ,
Nous avons arrêté et arrêtons :
Article 1er. Sont nommés les personnes dont le nom suit :
M. Adriaens, Romain, managing director de Siemens Communications Ltd. à Nairobi, Kenya.
M. Arts, Umberto, general manager de la S.A. KBC Banque à Hong Kong, Chine.
M. Baudru, André, consultant auprès de Belgo-Lux Rio à Rio de Janeiro, Brésil.
M. Bauwen, Guy, director marketing & business development de la S.A. Alcatel.
M. Benoit, Marc, président, directeur général de la S.A. Ecotechnic à Genay, France.
M. Becquart, Dirk, marketing director du Port of Kotka Ltd. à Kotka, Finlande.
M. Berlinblau, Alain, propriétaire-exploitant de Airborne.
M. Beunier, Jean-Marc, directeur régional de la S.A. Sabena à Lille, France.
M. Bruyland, Marcel, gérant de la S.P.R.L. Brucar.
M. Chataoui, Youssef, président, directeur général de la S.A. Golden Rock, Sal et Euro Feed Industries à Beyrouth, Liban.
M. Cluydts, Yvan, administrateur de la S.A. Sebel-Invest à Dakar, Sénégal.
M. Coppens, Maximilien, représentant auprès de l'Union européenne de la S.A. Banque Nationale de Paris.
M. Corne, Johan, administrateur de la S.A. Corne Packaging (Wevelgem) et président, directeur général de la S.A. Corne Emballages à Halluin et Le Meux, France.
M. Cornet, Jean-Pierre, administrateur de la S.A. Gobi Europe.
M. Cremers, Pierre, chairman de Anglo-Eastern Ship Management Ltd. à Hong Kong, Chine.
M. Cuvelier, Jean-Paul, propriétaire, administrateur de Alfa Technology Ltd. à Hong Kong, Chine.
M. Dada, Sikander, managing director de Dadex Eternit Ltd. à Karachi, Pakistan.
M. Dahlmann, Frédéric, associé-gérant de la S.P.R.L. Findahl à Harare, Zimbabwe.
M. Deckers, Daniel, overseas area export manager de la S.A. Van Hool.
M. Decoster, Raymond, administrateur délégué de la S.A. Flanders International Trading.
M. De Keyser, Jean, administrateur délégué de W.E.S.T. Forwarding Services Inc. à Bensenville, Etats-Unis d'Amérique.
M. Delbecque, Jean, senior regional manager de la S.A. Banque Bruxelles Lambert.
M. De Leu, Jean-Pierre, managing director de AT & T SSI Inc. à Lavington, Kenya.
M. De Maayer, Petrus, directeur général de Agfa (Pty) Ltd. à Isando, Afrique du Sud.
Mme Demeestere, Katelijn, directeur de l'A.S.B.L.I. the European Petrochemical Association.
M. Demoustier, Alain, administrateur de la S.A. Soc. Luso-Belga de Marmores à Lisbonne, Portugal.
M. Deschietere, Philip, gérant de la S.P.R.L. International Strategic Alliance.
M. Deruytter, Dave, chief representative de la S.A. Banque Bruxelles Lambert à Pékin, Chine.
M. De Souza Lima, Joao, président de la Fédération des Chambres du à Rio de Janeiro, Brésil.
M. De Wilde, Stefan, administrateur délégué de la S.P.R.L. Denatra.
M. D'Hanens, Franciscus, représentant de la S.A. Belgibo et directeur de la Chambre de Commerce et d'Industrie Belgo-Luxembourgeoise-Brésilienne au Brésil à Sao Paulo, Brésil.
M. Dossche, Jan, administrateur délégué de la S.A. Dynag.
M. Duffeler, Freddy, managing director de Agfa-Gevaert Ltd. Australia à Melbourne, Australie.
M. Dufour, Jean-Marc, president Vesuvius systems de la S.A. Vesuvius Group.
M. Fontaine, Roger, directeur général de la S.A. Gerling Namur Inform à Compiègne, France.
M. Fornoville, Stéphane, consultant à Lyon, France.
M. Forrest, George, président de la S.A. George Forrest International à Lubumbashi, République démocratique du Congo.
M. France, Claude, administrateur-directeur général de la S.P.R.L. Brasimba à Lubumbashi, République démocratique du Congo.
M. Gauquier, Jean-Marie, administrateur délégué de la S.C. Groupe G.
M. Gilliot, Denis, senior manager de la S.A. Bank Brussels Lambert à Singapour, Singapour.
M. Gillon, Baudouin, directeur général pour l'Italie de la S.A. Fortis Banque à Milan, Italie.
M. Goethals, Hubert, administrateur délégué de la S.A. Goethals.
M. Goto, Susumo Bill, general manager de la S.A. Bekaert Asia à Tokyo, Japon.
Mme Hakim, Srikandi, president director de la S.A. P.T. Indo Public Relations à Jakarta, Indonésie.
M. Hanin, Bernard, administrateur délégué de la S.A. Agence pour l'investisseur étranger en Wallonie.
M. Hardy, Jean, vice-président de l'A.S.B.L. World Trade Center Association of Brussels.
M. Hebrant, Gérard, directeur général de la S.P.R.L. ITS Gambia et VMC Gambia à Banjul, Gambie.
M. Hoes, Walter, owner's representative pour SCL/CMBT à Kampala, Ouganda.
M. Hoyez, Pascal, directeur général de la S.A. Advanced Industrial & Engineering Consulting Co à Amman, Jordanie.
Mme Hupperts, Isabelle, chief representative for Japan and Asia-Pacific de la S.A. Société Générale de Belgique à Tokyo, Japon.
M. Israël, Hasday, directeur de Quickinsert (Pty) Ltd. à Cape Town, Afrique du Sud.
M. Jacques, Paul, directeur de la S.A. Fortis Banque.
M. Janssen, Leo, managing director for financial markets de la S.A. ING Barings à Hong Kong, Chine.
M. Jourquin, Christian, directeur général du secteur « Transformation »; membre du comité exécutif de la S.A. Solvay.
M. Kaczorowski, Alain, directeur général de la S.P.R.L. Tecnobel à Santiago, Chili.
Mme Latache Pimentel, Gisela, directeur de Assessor-Assessoria e Marketing Ltda. à Recife, Brésil.
M. Ledoux, Luc, administrateur délégué de la S.A. Agrim Consult.
M. Leflot, Marc, administrateur délégué et président du comité de direction de la S.A. Banque de la Poste.
M. Lemaire, Maximilien, directeur général de la Générale de Manufacture S.A.R.L. à Abidjan, Côte d'Ivoire.
M. Lerho, Roger, directeur commercial de la S.A. Distrigui à Conakry, Guinée.
M. Lips, Gabriel, directeur général de Telindus B.V. à Utrecht, Pays-Bas.
M. Litvine, Ronald, business development manager de la S.A. Tractebel.
M. Lohoury Guigui, Gabriel, président du conseil d'administration de Motoragri S.E.M. à Abidjan, Côte d'Ivoire.
M. Loizaga Viguri, José, président de Mercapital Servicios Financieros S.L. à Madrid, Espagne.
M. Lucidi, Francesco, agronome à Ascoli, Italie.
M. Lys, Jean-Claude, directeur de la S.P.R.L. Entreprise de construction Jean-Claude Lys à Bissau, Guinée Bissau.
M. Maleh, Hassan, président de Maleco for Trading & Industry à Damas, Syrie.
M. Mechant, Robert, consultant de la S.C. JAC Management.
M. Mercier, Patrick, president and chief executive officer du Bureau d'Electronique Appliquée Inc. à Pittsburgh, Etats-Unis d'Amérique.
M. Mikolajczak, Michel, directeur de la zone Liège, Namur, Luxembourg de la S.A. Fortis Banque.
M. Nelis, Philippe, directeur général de la S.A. Fina Italiana à Milan, Italie.
M. Nienhaus, Benoit, administrateur délégué de la S.A. Grands Elevages de Katongola à Lubumbashi, République démocratique du Congo.
M. Parmentier, Claude, gérant-administrateur de la S.P.R.L. PC Consultants.
M. Parser, Jacques, conseiller de la S.A. Trade Arbed à Pozuelo de Alarcon, Espagne.
M. Pauwelijn, Patrick, directeur général de Impextraco Latin America Ltda. à Curitiba, Brésil.
Mme Ponnet, Ghislaine, administrateur délégué de la S.A. Packo America à Santiago, Chili.
M. Poppe, Luc, general manager de la S.A. Alcatel Bell à Pékin, Chine.
M. Regout, Jean-Marc, administrateur délégué de la S.A. Banque Belgolaise.
M. Regout, Stanislas, consultant de la S.P.R.L. Aegist Conseil.
M. Renauld, André, administrateur délégué de la S.A. de Vente des Equipements Trane.
M. Rosé, Claude, airfreight manager de Transami Kenya Ltd. à Nairobi, Kenya.
M. Rosenfeld, Jean-Michel, directeur de Solvay do Brasil Ltda. à Sao Paulo, Brésil.
M. Sharara, Fayçal, directeur général de la S.A. Pêcheries Frigorifiques du Sénégal à Dakar, Sénégal.
M. Simoen, Yvan, managing director de la S.A. Anglo Bel Investments à Cape Town, Afrique du Sud.
M. Slagmulder, Paul, président du « Nederlands Verbond van de Groothandel » à la Haye et président de la Chambre de Commerce Belgo-Luxembourgeoise pour les Pays-Bas à Dordrecht, Pays-Bas.
M. Smet, Frank, general manager de Hamburg Sud Columbus Line Chile à Santiago, Chili.
M. Somville, Jacques, président, administrateur délégué de la S.A. Fonderies Africaines à Lubumbashi, République démocratique du Congo.
M. Taeymans, Marc, senior counsel de la S.A. Fortis Banque.
M. Thoelen, Karel, directeur général de la S.A. Sioen Tunisie à La Charguia, Tunisie.
M. Tropp, Izak, directeur de Ies Tropp Agencies à Tel Aviv, Israël.
M. Tumson, Francis, président de la Belgian Irish Business Association et managing director de Nobleway Ltd. à Stillorgan, Irlande.
M. Van Ass, Guy, administrateur délégué de la S.A. Banque B.T.M. à Tananarive, Madagascar.
Mme Van Bladel, Mercedes, administrateur de la S.A. Cofin Technologies et représentant de la S.C. Incofin à Arica, Chili.
M. Vandoorne, Laurent, general manager de Vipatex Inc. à Karachi, Pakistan.
M. van Engelen, Pierre, administrateur de Vanilla Development Kenya Ltd.
M. Van Hooghten, Paul, avocat-associé du bureau d'avocats De Bandt, van Hecke & Lagae.
M. Van Innis, Noël, administrateur, directeur général de Belmic S.R.L. à Erba, Italie.
M. Van Riet, Piet, directeur de International Consult Piet Van Riet.
M. Van Vollenhoven, Willem-Jan, directeur de « Handels- en Transportmaatschappij Bingham & Co. B.V. » à Rotterdam, Pays Bas.
M. Vergucht, Eric, general manager de Terrisol Corporation à New York, Etats-Unis d'Amérique.
M. Verva, Jacques, président de la Chambre de Commerce franco-belge du Nord de la France à Lille, France.
M. Verwilghen, Alain, directeur général France de la S.A. Sabena à Paris, France.
M. Westerlund, Jean-Jacques, président de la S.A. Westerlund Corporation.
M. Willems, Guy, gérant de la S.P.R.L. WEC International.
Art. 2. Le titre de honoraire est conféré à la personne dont le nom suit :
M. Dollinger, Jean-Marie, administrateur de l'A.S.B.L. Foire internationale de Bruxelles.
Art. 3. Le présent arrêté entre en vigueur le jour de sa publication au Moniteur belge.
Art. 4. Notre Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères et Notre Secrétaire d'Etat au sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.
Donné à Bruxelles, le 18 février 2000.
ALBERT
Par le Roi :
Le Vice-Premier Ministre et
Ministre des Affaires étrangères,
L. MICHEL
Le Secrétaire d'Etat au ,
P. CHEVALIER

le témoignage de Che GUEVARA sur la présence de Rwandais tutsi dans le maquis de Fizi-Baraka

L'histoire du Congo-Zaïre apparaît comme un éternel recommencement; figée dans un statu quo ...

Depuis les rebellions des années soixante les Tutsis rwandais ont joué un rôle non négligeable dans la vie politique du Congo-Zaïre. Ainsi, deux témoignages de citoyens belges ayant vécu de près la rébellion de 1964 nous permettent d'affirmer avec certitude que les Tutsis rwandais étaient les fidèles alliés des rebelles simba de l'Armée Populaire de Libération (APL) commandée par le Général Nicolas OLENGA.


Ainsi, en septembre 1964 lorsque Stanleyville était aux mains des rebelles simba le chef de cabinet de Gaston SOUMIALOT - qui s'auto-proclama "Président de l'Est" - n'était autre qu'un certain KATAREBE un Tutsi rwandais exilé "(...) rempli (...) de haine vis-à-vis de la Belgique, qui, au Rwanda, pour des motifs par ailleurs démocratiques, a joué la carte de la masse hutu contre l'aristocratie tutsi." Patrick NOTHOMB,Dans Stanleyville,Éditions DUCULOT,Paris-Louvain-la-Neuve,1993,p. 142

Comment des gens qui s'affichaient comme nationaliste et lumumbiste ont ils pu placer des étrangers à de si hautes fonctions ?

le témoignage de Che GUEVARA sur la présence de Rwandais tutsi dans le maquis de Fizi-Baraka


LAURENT DESIRE KABILA militant nationaliste congolais
Emile LEJEUNE, éd. Gamma Press s.a., Tubize, 1997.

Le journaliste belge Emile LEJEUNE a entrepris d'écrire cet ouvrage en 1997 - lors de l'avancée des troupes de l'AFDL - pour rectifier selon lui certaines erreurs et calomnies. Car, dit il, la presse et particulièrement, la presse française l'avait décontenancé par ses articles sur les événements du Congo-Zaïre et sur la personnalité et l'action de Laurent Désiré KABILA.

"Il se trouve que je séjournais dans le Nord-Katanga de 1962 - lorsque la province fut reconnue officiellement - à 1964, que j'ai été témoin de l'insurrection dans cette province et que, durant ces deux ans, j'ai rencontré régulièrement Laurent Kabila avec qui j'ai fini par entretenir des relations d'amitié." Emile LEJEUNE Bruxelles, le 9 mai 1997


Au regard des lignes qui suivent rédigées IN TEMPORE NON SUSPECTO par une personne - qu'on ne peut accuser d'être un chantre de la "congolité" - qui a bien connu le Mzee, le peuple congolais a des raisons sérieuses et légitimes de s'interroger sur la personnalité de l'homme qui préside actuellement la République Démocratique du Congo .

"Dans l'ouvrage sur Guevara que nous avons longuement évoqué dans les pages précédentes (*), l'auteur évoque la surprise du Che de trouver de nombreux Rwandais, Tutsis, dans le maquis de Fizi-Baraka. Le grand espoir de cette dernière strate de réfugiés rwandais était, une fois l'insurrection triomphante, de rentrer les armes à la main dans leur patrie. Ils se montraient d'autant plus attachés à l'Armée Populaire (**) que les Rwandais hutus, sous l'autorité d'officiers belges, apportaient une aide camouflée mais efficace aux troupes de MOBUTU et aux mercenaires. A cause de cette collaboration, au mois d'août 1964, Nicolas OLENGA, général de l'Armée Populaire, avait même donné l'ordre à ses simbas d'attaquer le Rwanda, ordre d'ailleurs non exécuté étant donné la disparité entre les forces rebelles et les Forces Armées rwandaises, et qui tenait plus de la propagande que de la réalité.

La rébellion écrasée, ces Tutsis de l'Armée populaire, comme beaucoup de Congolais vaincus d'ailleurs, ne trouvèrent refuge qu'en Tanzanie ou au Burundi, encore que les troubles politiques et ethniques qui secouèrent ce dernier pays à partir de 1965 les dissuadèrent d'y rester durablement."
Emile LEJEUNE, LAURENT DESIRE KABILA militant nationaliste congolais, éd. Gamma Press s.a., Tubize, 1997,p.55


(*) il s'agit du livre de Paco Ignacio Tribo II publié en 1995 et intitulé : "Ernesto Guevara connu aussi comme le Che"
(**) nom donné aux troupes constituées par le Conseil National de Libération (mouvement insurrectionnel fondé en 1963)

Patrick Nothomb
Essayiste


Biographie
Patrick Nothomb est né le 24 mai 1936 à Schaerbeek. Il est marié et père de trois enfants.
1957 : Docteur en droit, UCL.
1960-2001 : Diplomate :
- Consul général et otage à Kisangani (4 août - 24 novembre 1964). Sauvé par les pararchutistes belges.
- Consul général à Osaka (1968-1972).
- Chargé d'affaires à Beijing (1er diplomate belge en République Populaire de Chine le 11 avril 1972). - Ambassadeur au Bangladesh et en Birmanie (1978-1980).
- Directeur d'Asie au Ministère des Affaires étrangères (1980-1985).
- Ambassadeur en Thaïlande et au Laos (1985-1988).
- Ambassadeur au Japon (1988-1997).
- Ambassadeur en Italie, à Saint Marin, Malte et en Albanie (1998-2001).
2003 : Commissaire général d'Europalia Italie.
2004 : Depuis le 1er février 2004, Patrick Nothomb est Conseiller du Gouverneur de la Province de Luxembourg.

Bibliographie
- Dans Stanleyville, journal d'une prise d'otage, Duculot, 1993.
- Intolérance zéro, 42 ans de carrière diplomatique, Ed. Racine, Bruxelles, 2004. Postface d'Amélie Nothomb.

mercredi 4 juillet 2007

Collette Tshomba vient d´être corrigée à Paris


Le Courage n´est pas à confondre avec la Témérité, Collette Tshomba vient d´en avoir pour son compte à Paris où, elle s´est permise de lancer un défi à la Communauté congolaise de France.
Nos sources de Paris viennent, il y a à peine quelques instants, de nous annoncer par une dépêche, le passage à tabac de Mme Collette Tshomba, soi-disant Vice-ministre de la Diaspora congolaise du semblant de Gouvernement fantoche de Kinshasa dirigé par M. Antoine Gizenga.


En effet, celle-ci est à Paris depuis quelques temps, comme émissaire de son président rwandais, - désormais qualifié par la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) de <<>> plutôt que de Joseph Kabila, de par son pseudonyme politique au Congo - dans le but d´organiser d´humiliantes féstivités d´indépendance dans la capitale francaise. Et ceci, malgré l´interdiction de séjour imposée aux dirigeants de Kinshasa qui participent à la destruction et à la vente du pays aux étrangers. Interdiction décretée par la Diaspora congolaise qui ne veut rien entendre des ces indésirables politiciens (politiciennnes) d´opérette, corrompus et traîtres, n´ayant aucun sens de patriotisme ni d´honneur.
 
Téméraire et hautaine de nature semble-t-il, et en plus, trompée par quelques méndiants de Paris, Collette Tshomba a voulu jouer à la Brave et à la Dame de Fer du régime fantoche de Kinshasa, en bravant cette interdiction, défiant ainsi la Diaspora congolaise qui s´est vue bléssée dans son Amour Propre. Au fait, Elle a organisé à Paris avec l´argent volé au contribuable congolais, qui pourtant croupi dans la misère la plus noire, une sorte de kermesse, conférence avec un match de football prévu pour la clôture de l´événèment. Mais comme pouvait s´y attendre pour tout observateur congolais averti, cela a tourné au vinaigre pour celle-ci.


En fait, autour de 17 heures et démie, alors que cette dernière était invitée à prendre la parole à la tribune, elle n´a eu à peine que cinq petites minutes à s´exprimer, avant qu´une pluie de chaises ne s´abatte sur elles et sur ceux qui assistaient dans sa petite pièce de théâtre. C´était la débandade totale dans la salle qui servait de cadre à la rencontre, chacun cherchait une issue de secours pour s´échapper du lieu, transformé pour eux et contre toute attende, à un piège. La police francaise CRS, alertée fit sa déscente sur le lieu quelques temps plus tard, alors que le dégât était déjà fait. La voiture de la fameuse madame le ministre a été complètement défoncée, avant d´être incendiée par les Congolais en colère.


D´après les Congolais trouvés sur place et bien décidés en découdre avec cette Traîtresse, rien que ce traitement n´était capable d´expier ses forfaits. C´est-à-dire le prix à payer pour ses multiples provocations de ces derniers temps à l´encontre de la Diaspora. Elle était déjà là le mois dernier à Bruxelles avant les élections parlementaires belges. Et en dépit du rappel qui lui avait été fait par les Patriotes de la diaspora, de ne plus oser se présenter à eux en cette qualité là, elle a plutôt choisi de faire la sourde d´oreilles, et de continuer à défier ceux qui aiment et sont prêts à tout pour la défense de notre cher Congo. Voilà que: <<>> comme le disait si éloquemment, le très regretté et excellent journaliste de la Radio-télevision zaïroise (OZRT) de la belle époque, feu Ekamba Eoleka, dit Likambo na Moto Té.
Histoire à suivre!


Le Patriote, Pépin Lulendo

Colete Tschomba, Ministre des Congolais de l'étranger, humiliée à Paris


Après ceux de Londres et de Bruxelles, les patriotes Congolais de Paris disent NON à Colette Tchomba.

La fête du 30 juin à Argenteuil a tourné au vinaigre. En effet, madame TCHOMBA attendue pour 14h s'est pointée à 17 heures. Première erreur.

Une telle attitude de la part d'un ministre, sera considérée comme inadmissible et insultante par les quelques invités Congolais ayants répondu présents pour entendre la représentante du gouvernement de Gisenga. « Je comprend pourquoi le pays est dans une impasse », s’entichera d'ailleurs l’un d’entre eux.

D’après nos renseignements, les organisateurs voulaient tout annulé en derniére minute suite à des appels anonymes, des invectives et autres menaces des Congolais de la diaspora. En effet, les services de sécurité de l’Ambassade de la RDC à Paris, nous informent qu’ils avaient prévenu madame la ministre de la présence, dans la salle, et contre toute attente, des membres de l’ « APARECO », des « TOPONI CONGO » des « JEUNESSE CO-DE » des « UN VOTE POUR TOUS » des « COLLECTIFS SOS RDC » des « MOUVEMENT NATIONAL POUR LA REPUBLIQUE (MNR) » et autres…, et qu’il est impossible de les déloger. Mieux vaudrait tout annuler séance tenante, car nulle ne connaît leurs intentions.

Laissez les, ce ne sont que des Congolais après tout et je n’ai pas peur d’eux ! Aurait t’elle répondu, balayant de la main les mises en garde des agents de l’ambassade !

Lorsqu'elle fait enfin son apparition, escortée par une forte garde rapprochée de Judokas de Paris, dans un silence de morts et une indifférence générale, d'aucuns remarqueront la peur à peine contrôlée qu'affiche madame la ministre de la diaspora, dont les yeux scrutent chaque coin de la salle et chaque mouvement intempestif.

C’est clair, elle est aussi à l’aise qu’un mouton qu’on emmène à l’abattoir.

Sans doute, pense t'elle aux mésaventures de Vital Kamhere à Paris ou encore de She Okitundu à Londres, voir même de Kengo Wa Dondo ou Christophe Muzungu à Bruxelles. Mais bon, on ne sait jamais peut être que comme elle, s'est une femme…

Grave erreur d'analyse, ses craintes vont être justifiées !

A peine vient t'elle de prendre la parole, qu’elle fait une grosse bourde (comme son collègue Vital Kamhere) qui va tout déclencher et dont elle se mordra longtemps les doigts - "Nous savons que les Congolais de la diaspora sont mécontents, car ils ont été un peu oublié" – dira t’elle bêtement dans son introduction - Les patriotes Congolais de la diaspora réagissent au quart de tour, la houspillent et se lèvent comme un seul homme.

Les questions fusent de partout et de nulle part à la fois:

Et nos plus de 5 000 000 de morts, vous les avez aussi un peu oublié? - Votre patron « Hyppolite Kanambe » a massacré des Congolais en plein Kinshasa ; çà aussi vous l'avez un peu oublié? - Pourquoi mentez vous madame ? - Non, vous n'avez pas un peu oublié, vous nous avez exclu volontairement pour que vos plans puissent se réaliser, vous nous prenez pour des idiots? – Nos femmes et nos enfants violées vous les avez aussi un peu oublié ? Mais nous, nous n’oublierons jamais, dites le à Kanambe et à Kizengi (c/o Gisenga)! Etc. etc.

« Attendez- attendez, vous aurez le temps de parler chacun à votre tour ! »

Dira en vain madame la ministre pour tenter de calmer les patriotes Congolais en colère. Mais rien n’y fait, c'est la panique dans la salle, les organisateurs se tiennent la tête à deux mains! Aïe ésili Makambo ebébi awa. To échouer ! Criera le Kabiliste "Vieux Lokondo" à ses compères, avouant ainsi malgré lui un plan caché sans doute ???

Les maîtres judokas Congolais payés 200 euros chacun pour assurer le service d'ordre sont très rapidement débordés et ne savent de quelle coté montrer leurs muscles.

Les bombes lacrymogènes et les boules puantes finissent très rapidement par avoir raison du courage et des judokas, et des citoyens lambda et de nos jeunes frères maliens, introduit dans la salle au trois-quarts vide, pour la circonstance.

Sauve qui peut !

Tout le monde et particulièrement nos frères maliens détalent comme des lapins: « Sé vous l'avais dit, sé vous l’avais dit. Fallait pas vini ici, les saïrois sont très fasé. Moi zé sait. Nous on est vini ici pour souer au football par pour mourir à causs les prrroblémes des politiques des saïrois ». S’époumone l’un d’entre eux prenant ses jambes à son cou, tout en s’adressant à ses congénères. Des chaises volent. On se croirait dans « Tintin au Congo ».

Madame la ministre toute tremblante et les yeux en feu, à cause de l’action des bombes lacrymogènes est finalement évacuée dans une arrière salle, où son visage sera passé sous l’eau, pour calmer les fortes démangeaisons et sensations de brûlures, elle a du mal à respirer.

Des mères kabilistes auraient pu laisser leurs bébés et leurs jeunes enfants à la maison. Naïvement, elles avaient cru à une fête comme les autres, celle de la "dépendance au Rwanda", avec des milliers d'Euros à justifier pour la bière et autres mets au menu.

Ce dimanche 1er juillet 2007, la population d'Argenteuil a assisté à un autre défilé du 30 juin, celui des policiers appelés au secours. Mais, au fait, pourquoi avoir choisi la ville d’Argenteuil, pour s’adresser aux Congolais de Paris, alors qu’il existe plein de salle dans la capitale qui de surcroît est bien plus facile d’accès ???

A Paris, scandaleusement appelé "zone interdite", comme à Londres et Bruxelles, on se méfie de ce genre de fêtes. Tout simplement.

Finalement Tchomba a disparu, évacuée et dégoûtée.

Des gaz lacrymogène, des boules puantes, des chaises et des tables devenus objets volants non identifiés, voilà ce que l’on a pu trouver dans le menu des réjouissances.

Des blessés ? Certainement, mais heureusement pas de mort à déplorer.

Voilà comment Madame la ministre de la diaspora qui avait « un peu oublié » que plus de cinq millions de morts Congolais, justement, ça ne s'oubli pas, a été saluée par les "Bana Paris"qui le lui ont bien rappelé.

De grâce, ne lui parlez plus d'indépendance tcha tcha !

Ata ndélé libanga ekopanza ndéké

mercredi 20 juin 2007

GRANDS-LACS CONFIDENTIEL

Fondé le 13 janvier, 1999 Année 2007, Numéro 14Edition du 18 juin 2007


I. LES GRANDS TITRES

A. Bulletin spécial sur la sécurité au Congo

B. La nonchalance du gouvernement congolais actuel


II. LES DETAILS


A. BULLETIN SPECIAL SUR LA SECURITE AU CONGO

Après la visite à l’Est du pays de l’ambassadeur de France basé à Kinshasa, le régime du criminel Paul Kagame a réagi en accélérant ses préparatifs guerriers, en faisant parvenir à Nkundabatware des lance-missiles et en lui envoyant l’aide de quatre terroristes dont l’origine est inconnue. Les détails sont les suivants :

1. Paul Kagame a directement déplacé son Quartier Général de Kigali à Gisenyi, la ville rwandaise voisine de Goma, et il a installé son état-major à Cyangugu, dans la province voisine de Bukavu.

2. A Goma, Nkundabatware a réorganisé et renforcé ses troupes à Ndamugenga, Kamusambi, Jomba, Rubaya etc.

3. Quatre terroristes recrutés par les hommes de Paul Kagame ont été envoyés pour une mission inconnue auprès des hommes de Laurent Nkundabatware. Ces terroristes dont l’origine est présentement inconnue sont arrivés à Goma en provenance de Kigali, ils ont apporté des lance-missiles ainsi qu’un lot d’armes automatiques et très sophistiquées. Onze bataillons de l’armée rwandaise accompagnaient ce chargement sordide en destination vers la République démocratique du Congo (RDC). Les démarches de Grands-Lacs Confidentiel pour en savoir plus sur la mission de ces terroristes, sur ce lot d’armes sophistiquées, ces lamce-missiles et leur destination n’ont donné aucun résultat.

4. Au même moment, Kigali ne ménage aucun effort pour préparer le malheur du Congo. Il nous revient de sources très fiables que des centaines des démobilisés de l’armée congolaise ont été récupérés par le Rwanda pour les préparer à faire la guerre au Congo. Ces recyclés de l’armée congolaise sont basés dans un camp d’entrainement situé à Gabiro, un petit centre commercial au nord du Rwanda à environs 80 km de Kigali, à la frontière avec l’Ouganda. Payés 50 dollars américains par jour, les recrues sont encadrées par des instructeurs militaires ougandais et rwandais et reçoivent une formation militaire et idéologique qui doit durer quelques semaines.

5. Une réunion regroupant les grands officiers de l’armée rwandaise s’est tenue samedi le 16 juin 2007 à Gisenyi. L’issue de cette rencontre reste inconnue à part pour un message d’encouragement qui a été envoyé au lieutenant-général Philémon Kisempia Sungilanga (ancien chef d’État-major de l’armée Congolaise qui a été remplacé il y a quelques jours). Le message lui demande de se tranquilliser et de faire son nouveau travail comme si de rien n’était. « Vous avez un rôle important à jouer dans l’avenir » précise ce message.

Gabiro est stratégiquement placé loin de la capitale Kigali et des frontières avec la RDC, un emplacement permettant de garder à l’écart de l’intérêt public, tous les plans macabres que Paul Kagame prépare contre le Congo. C’est de Gabiro et Kagitumba que sont partis les rebelles du Front patriotique du Rwanda pour lancer la guerre contre le régime du président Habyarimana; guerre qui culmina sur le génocide dont jusqu’à présent; le déclencheur Paul Kagame continue à profiter des retombées.

Il est à retenir que des lance–missiles se trouvent maintenant quelque part au Congo, envoyés par celui là même qui est connu mondialement pour son usage de cette arme, lorsqu’il a fait abattre l’avion de Habyarimana, le 6 avril 1994.

L’arrivée des mercenaires et des lance-missiles aux cotés des ennemis du Congo suscite plus de questions que de réponses. Cela arrive au moment ou le président Joseph Kabila vient de nommer des nouveaux chefs qui ont la responsabilité de faire changer la dépendance du Congo envers le Rwanda.



B. LA NONCHALANCE DU GOUVERNEMENT CONGOLAIS ACTUEL


Alors que le président Kabila vient de nommer de nouveaux officiers à la tête de l’armée congolaise, son image souffre encore terriblement à cause des décisions nonchalantes de son gouvernement, particulièrement dans le dossier de sécuriser les frontières orientales. Cette nonchalance se manifeste de manière flagrante par des penchants envers le Rwanda, pays envahisseur.

Nous reprenons les grands points de la politique qui, chaque jour, ternissent davantage l’ image de Joseph Kabila et celle de son gouvernement.

Les relations bilatérales entre le Congo et le Rwanda : Les Congolais croient avoir perdu la tête ou être en train de rêver quand ils voient que les premiers partenaires avec lesquels le Congo va faire affaire c’est le Rwanda et l’Ouganda. Ces deux pays ont envahi le Congo, ils ont détruit toutes les infrastructures, pillé les richesses naturelles et ont fait un bilan de plus de 7 millions de mort, avec des cruautés humainement indescriptibles. Les Congolais n’en reviennent pas et ne pardonneront jamais un gouvernement qui centre sa coopération avec ces deux pays pour parler d’affaires, avant de considérer leur responsabilité par rapport aux crimes contre l’humanité qu’ils ont infligé au peuple congolais pendant 10 ans.

Les frontières de l’Est : Pendant cette guerre, c’est la partie orientale du Congo qui en a payé le prix, plus que le reste du pays. Tant que perdure la porosité des frontières orientales, ce jeu avantagera les ennemis. Des armées entières entrent avec des stocks d’armes sans se faire inquiéter ou arrêter. Des mercenaires entrent comme ils veulent et quand ils veulent au grand désenchantement de la population non armée et abandonnée à elle-même.

Les négociations entre le gouvernement congolais et Laurent Nkunda: Cette mission macabre est non seulement inacceptable mais aussi dangereuse pour l’avenir du Congo comme nation. Elle a été menée pour le compte du gouvernement de Joseph Kabila par deux de ses officiers les plus influents: John Numbi et Kisempia. En observant de plus près cette trahison, il en ressort une question: Toutes les armées du monde étant des structures très hiérarchisées, John Numbi et Kisempia pouvaient-ils signer ces ententes sans le consentement du président de la République? Aujourd’hui encore, la question reste centrale : Faut-il négocier avec un petit criminel rwandais qui s’est autoproclamé invincible? Si Kinshasa est incapable de renvoyer Nkundabatware chez lui au Rwanda, qu’il arme la population et elle s’en débarrassera aisément. Au lieu de le faire comparaitre devant la justice internationale, John Numbi et Kisempia, deux instruments des ennemis ont voulu faire croire au peuple congolais que Nkundabatware était incontournable pour la paix au Congo. Cet acte bien médité et sciemment posé est sans doute celui qui a le plus fait réfléchir les Congolais. Oh! Que cet acte est profondément humiliant! Cette trahison a donné significativement des munitions aux détracteurs de Joseph Kabila qui l’accusent d’être un Rwandais.

Cet acte de haute trahison à la nation est très loin de la prière de Marie-Olive Lemba, l’épouse de Joseph Kabila, qui, dans une prière publique, demandait au bon Dieu de donner un grand balai à son mari. Loin de ce souhait qui, nous n’en doutons pas, venait d’une dame bien intentionnée et bien informée, le gouvernement actuel au lieu de balayer le Congo, y ramène toutes les saletés et ordures de la race humaine (criminels notoires, pilleurs, assassins de service, escrocs chevronnés, voleurs, mercenaires prêts à décimer les Congolais pour quelques dollars).

La résurrection de la Communauté Économique des Pays de Grands-Lacs (CEPGL): Il devient très curieux pour tout observateur de voir que le Rwanda et l’Ouganda qui ont fait plus de 7 millions de morts au Congo reviennent en priorité autour d’une CEPGL de cirque politique pour prétendre redynamiser les bonnes relations.

Les infiltrations à l’Est du Congo: Alors que des réunions se succédaient pour faire ressusciter cette CEPGL, organisation bidon et vide de sens, les mercenaires entraient massivement pour rejoindre Nkubabatware à Goma ou Mutebusi et Masunzu à Minembwe.

Les agents des services de renseignement du Congo qui résident au Rwanda : C’est une première mondiale jamais vue nulle part ailleurs!! Une trentaine d’agent et cadres des services de la Direction Générale de Migration ainsi que ceux de l’Agence Nationale de Renseignement aux frontières à Goma résidaient au Rwanda. Le Congo est-il vraiment incapable de fournir des fils nationalistes qui résident au Congo et qui seraient prêts à servir leur pays? Ce système qui vient des chefs corrompus et hautement placés est une preuve irréfutable que le loup est dans la bergerie. Ce loup est entretenu par le gouvernement actuel.

A moins que le président actuel prouve son nationalisme aux Congolais par des actes très concrets, rien ne pourra arrêter la chute de son positionnement politique. Car, avant tout, le peuple congolais a besoin de faire laver cette humiliation profonde dans laquelle il s’est retrouvé parce qu’il est propriétaire d’un pays aux ressources naturelles abondantes.

L’affaire Kahemba: Onze villages envahis par l’armée angolaise sans que le gouvernement parvienne à clarifier la situation et à défendre sa population.

La corruption à l’intérieur de l’armée: Lorsque Joseph Kabila a accédé au pouvoir il n’a pas changé, jusqu’à récemment, les grands chefs de l’armée. Or, à travers le soi-disant parti politique Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), la défense était presque entièrement dominée par les rwandais et elle l’est restée jusqu’aux plus récents changements qui eux aussi doivent être suivis à la loupe et jugés par leur nationalisme.

La froideur pour régler la question des infiltrations: Alors qu’à Kinshasa le gouvernement châtiait de manière exemplaire les milices de Bemba qui voulaient prendre le pouvoir, le même gouvernement manifeste une attitude froide et profondément complaisante face à la question de la sécurité à l’Est du Congo. A t-on besoin d’une preuve de plus pour croire que le gouvernement actuel est sous le contrôle du Rwanda. Si Joseph Kabila ne veut pas balayer la maison, tous les Congolais continueront la prière de Madame Marie-Olive Lemba.

La nomination à des postes très fondamentaux pour la nation congolaise de personnalités d’origines douteuses ou qui sont mariés à des femmes des pays envahisseurs : Même la France du temps du général Charles De Gaulle ne pouvait se permettre un telle bêtise pendant toute la guerre et la période de la libération.

Le peuple congolais a avant tout besoin de retrouver sa dignité bafouée. La tendance actuelle du gouvernement congolais de ramener l’Ouganda et le Rwanda sur la scène nationale ne fera qu’enfoncer un couteau dans la plaie pour le peuple congolais.

GLAC.

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QUI EST GRANDS-LACS CONFIDENTIEL ?

GRANDS-LACS CONFIDENTIEL (GLAC) a été fondé le 13 janvier 1999 en signe de contestation du « rideau de silence » que la mafia impérialiste avait imposé à l’Afrique centrale ou des milliers d’humains étaient massacrés comme des mouches. Cette conspiration monstrueusement criminelle était très flagrante dans les grands médias planétaires. GLAC est né en tant que refus de l’inaction et du silence face aux génocides bénis par les maîtres de la mondialisation.

GLAC soutient l’émergence d’une presse mondiale qui fournit une information beaucoup plus équilibrée et qui défend les sans-voix.

Grands-Lacs Confidentiel est une agence de nouvelles spécialisée sur la région des grands-lacs africains. Publication uniquement diffusée par courrier électronique (e-mail), GLAC reste incontestablement l’agence des nouvelles la plus ancienne et la plus lue de son genre. Tous ceux qui s’intéressent à l’Afrique des Grands-Lacs et à ses enjeux-clés lisent GLAC.

De la Nouvelle-Zélande aux États-Unis en passant par l’Europe scandinave et l’Afrique du Sud, GLAC compte plus de 8000 abonnés directs.

Isaac Daniel a inventé la chaussure GPS



Un nouveau venu dans le cercle des Inventeurs Noirs.



Source : Presse Canadienne (10/02/07)

Une chaussure GPS pour retrouver les enfants disparusIl suffisait d’y penser : intégrer un GPS dans la semelle d’une chaussure et localiser ainsi son propriétaire partout dans le monde, 24 heures sur 24.

Isaac Daniel a l’idée de cette ingénieuse invention en 2002 lorsqu’il reçoit un coup de fil inquiet de l’école le prévenant de la disparition de son fils, alors âgé de huit ans. En déplacement professionnel à New York, il attrape le premier avion pour Atlanta... Pour apprendre à l’arrivée qu’il s’agit d’un problème de communication et que son fils est sain et sauf.

Dans la foulée, cet ingénieur planche sur un prototype de chaussures de sport intégrant dans la semelle une puce GPS (Global Positioning System) de cinq centimètres sur huit.

Après quelques années de recherche poussée pour assurer la précision du dispositif, ces tennis révolutionnaires baptisées « tranquillité d’esprit » sont commercialisées le mois prochain. D’abord une version adultes pour la modique somme de 325$ à 350$. La ligne enfants-ados sera disponible cet été.

Deux modes de fonctionnement existent :

Soit le propriétaire -perdu ou en situation de détresse- déclenche lui-même le dispositif en appuyant sur un bouton de la chaussure. Une alerte est alors envoyé à un central qui peut localiser le détenteur. Coup d’adhésion à ce service : 19,95$ par mois.

Soit, à certaines conditions (disparition d’enfant, patient atteint d’Alzheimer), c’est un parent, conjoint ou tuteur qui peut donner l’alerte au central, qui se charge alors de localiser le propriétaire des chaussures et peut ensuite prévenir les autorités.

Isaac Daniel est un exemple à suivre pour toute la jeunesse noire.

Site officiel de notre inventeur : Click

Article sur cette invention : click

La page de l’European Patent Office : click