mercredi 30 mai 2007

La guerre au Congo est voulue et entretenue

Il n’est un secret pour personne que le Congo a depuis toujours fait la convoitise et des ses voisins les plus proches et des nombreuses puissances occidentales qui ont toujours cherche la moindre occasion pour avoir la mainmise sur les richesses fabuleuses dont le sol et sous-sol congolais regorgent.


L’on se rappellera qu’au début de la guerre d’agression dont le Congo est victime depuis plus d’une décennie, ils furent nombreux des congolais avertis, avises et informes qui n’avaient pas hésite de lever le ton pour dénoncer cette guerre injuste dont le Congo est victime.


Ces congolais avaient d’une façon unanime affirme que la situation chaotique qui a élu domicile en RDC est la résultante d’une guerre d’agression qui a été savamment mise en place par des puissances occidentales qui voyaient dans cette agression l’occasion de reconquérir la RDC.


Cette guerre avait pour finalité le pillage systématique et systémique des richesses du Congo et la balkanisation de ce grand et riche que beaucoup ont surnommé le “scandale géologique de la planète.


Aujourd’hui, les choses se précisent et commencent à donner raison à ces congolais qui avaient vu dans cette guerre d’agression les manoeuvres des puissances occidentales de réaliser leur plan machiavélique au Congo qui consistent à dépouiller le Congo de ses richesses.


En effet, au lendemain du génocide rwandais, la présence des rebelles hutus rwandais et celle des rebelles ougandais au Congo avaient fourni aux commanditaires de la guerre d’agression des prétextes pour justifier le déploiement des “coopérative forces” -troupes rwandaises et ougandaises – qui étaient chargées d’exécuter ledit plan en RDC.



"Nous poursuivrons les rebelles de la LRA jusqu`en RDC s`ils lancent des attaques contre une quelconque partie du territoire ougandais, avec ou sans l`approbation des autorités internationales".

"L`Ouganda a le droit de se défendre en vertu du droit international", a averti M. Museveni dans un entretien publié dans le journal progouvernemental Sunday Vision.


Selon les gouvernements du Rwanda et du Burundi, les extrémistes Hutus restent une menace permanente et justifient des interventions déstabilisatrices et souvent meurtrières vivement dénoncées par la RDC. Ces interventions s'inscrivent dans la
première guerre du Congo et la deuxième guerre du Congo dans laquelle une dizaine de pays africains se sont impliqués et qui ont coûté la vie d'au moins 4 à 5 millions de Congolais.
Les
FDLR, qui regroupent une partie des anciennes forces génocidaires, ont accepté d'être désarmées et de rentrer au Rwanda. Si ce désarmement se confirme le Rwanda n'aura plus de raisons d'intervenir en RDC.


“Plus Jamais, “Never Again”, le Génocide du Rwanda. Tel était le “Selling Point” que le marketing politique de la guerre d’agression au Congo avait trouvé pour vendre l’action macabre que les commanditaires de cette fameuse guerre avaient initiée au Congo.


A l’heure des guerres préventives, la guerre d’agression en RDC était présentée au monde comme une sorte de guerre préventive à l’exemple et à la suite de la guerre en Afghanistan.


Si la guerre en Afghanistan était une guerre préventive contre les attaques terroristes que les ennemis de l’Amérique pouvaient machiner à partir de l’Afghanistan. La guerre au Congo était considérée une guerre préventive contre un autre génocide rwandais que les ennemis du Rwanda pouvaient concocter a partir de la RDC ou ils avaient trouve refuge.


Et, le silence de la communauté internationale et son inertie face a cette flagrante guerre d’agression en RDC étaient perçues comme une sorte d’autorisation “tacite” que la communauté internationale avait accordee au Rwanda et a l’Ouganda (deux pays membres de l’ONU) dans leur action en RDC (un pays membre de l’ONU).


Alors que le monde voyait dans l’intervention du Rwanda et de l’Ouganda en RDC comme une action « salvatrice » visant a empêcher les ennemis du peuple Tutsi de rééditer le spectacle désolant et macabre qui a coûte la vie des 800 000 Tutsis.


Alors que le Rwanda et l’Ouganda prétendaient avoir déployé les troupes à l’est de la RDC pour neutraliser et mettre hors d’état de nuire les éléments armes rwandaises et ougandaises qui cherchaient à déstabiliser leurs nations respectives et rééditer le drame rwandais que nous déplorons tous.


Mais, force est de constater qu’au lieu d’aller aux trousses des fameux éléments armés rwandais et ougandais que l’on a accuse de preparer des attaques contre le Rwanda et l’Ouganda.


Du 14 au 17 août 1999, le monde a assisté avec stupéfaction aux violents combats entre soldats rwandais et ougandais qui s’affrontaient en RDC pour contrôler Kisangani (une région riche en diamants) et au moins 300 personnes avaient trouvé la mort a la suite de ce violent combat.


Du 5 au 10 juin 2000: de nouveaux combats ont eu lieu entre soldats rwandais et ougandais toujours à Kisangani. Il y a plus de 600 morts, essentiellement des civils, et plus de 3.000 blessés.

O Tempora, O Mores ! Quel temps, quelles mœurs ! Deux pays membres de l’ONU violent au su et au vu de tout le monde la souverainete et l’intagibilite du territoire national d’un autre Etat membre de l’ONU. Et, comme si cela ne suffisait pas, ces deux pays vont jusqu'à s’affronter et a tuer des civils innocents qui etaient dans le propre pays. Pas d’action du genre de la guerre du Golf. Tout se passe dans l’indifference totale de la communaute internationale.


L'invasion du Koweït par l’
Irak (deux Etats membres de l'ONU) a entraîné l'intervention militaire d'une coalition placée sous l'autorité de l'ONU, et ce renforcement de l'organisation internationale a conduit à lui conférer un droit d'intervention humanitaire, notamment en faveur des Kurdes d'Irak, des Croates et des Bosniaques de l'ex-Yougoslavie, et de la population de la Somalie, ravagée par la guerre civile.

Pourquoi deux poids deux mesures?



Les résultats de nombreuses enquêtes effectuées par les experts de l’ONU, les ONG et des chercheurs indépendants ont démontré a suffisance que le Rwanda et l’Ouganda avaient déployé des troupes au Congo pour des fins purement lucratives. La présence des éléments rwandais armés et ougandais n’était qu’un prétexte fallacieux.


Le FPR est accusé par les opposants et dissidents rwandais, par le groupe d'expert de l'ONU chargé d'étudier cette question, l'ancien ministre congolais
Honoré Ngbanda Nzambo d'utiliser la présence d'anciens génocidaires en RDC comme prétexte au pillage de cette région.


La présence des éléments rwandais et ougandais est donc devenu un fonds de commerce que tout le monde exploite aujourd’hui pour opérer en RDC, violer en toute impunité sa souveraineté, l’intangibilité de son territoire et exploiter librement ses richesses.


Manifestement, personne ne veut ôter au Rwanda, à l’Ouganda et leurs compères ce prétexte de la guerre d’agression. Il est plus que clair de nos jours que ce fameux prétexte - la présence des éléments rwandais et ougandais - est même entretenu pour tous les acteurs directement ou indirectement impliques dans la gestion du dossier de la guerre en RDC.


La République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et l'Ouganda ont eu plusieurs rencontres au cours desquelles ils avaient réaffirmé leur engagement à "mettre fin à la menace" que constitue pour les trois Etats la présence de groupes armés dans l'est congolais que l’on appelle forces négatives.


Evoquant la déclaration de Rome, les trois Etats, ainsi que les observateurs présents - Union européenne, Union africaine, Onu, Royaume-Uni et Belgique - "ont convenu également de se servir du processus tripartite pour appuyer les efforts conjoints de la Monluc (Mission de l'Onu en RDC) et de la RDC à désarmer, démobiliser et rapatrier au Rwanda les membres des FDLR".


Mais, force est de constater que depuis onze ans, les FDLR et les rebelles ougandais n’ont jamais été désarmes, démobilises et les membres des FDLR n’ont jamais été rapatries au Rwanda et moins encore les rebelles ougandais.


Malgré la présence massive des forces gouvernementales rwandaises et ougandaises qui ont été déverses en RDC, en dépit de la présence des forces onusiennes (17 000 casques bleus, suréquipes, et avec un budget de 1 milliard de dollars américains par an), il est triste et malheureux de constater que depuis onze ans les fous éléments armes rwandais et ougandais sont toujours en liberté et bien plus, ils sont opérationnels.


Veut-on nous faire croire que les forces négatives sont plus fortes que 17000 casques déploies en RDC Ou plus fortes que les troupes rwandaises et ougandaises réunies?


La vérité est qu’en déployant les troupes rwandaises et ougandaises en RDC, les commanditaires de cette guerre d’agression avaient au autre agenda cache. Ils poursuivaient un autre objectif au Congo et non ce qu’ils ont toujours clame haut et fort: la neutralisation et le démantèlement des forces négatives en RDC.


Si ces forces négatives ont survécu pendant tout ce temps. C’est parce que les troupes rwandaises et ougandaises ont trouve qu’ils n’ont pas intérêt à combattre les éléments armes rwandais et ougandais - forces négatives - en RDC. D’autant plus que leur présence en RDC leur sert d’alibi pour entrer librement Congo et exploiter leurs richesses.


Aujourd’hui, nous avons de bonnes raisons d’affirmer que même les forces onusiennes de paix ont démontre a suffisance qu’ils n’ont pas non plus l’intention de se débarrasser de ces forces dites négatives qui ont élu domicile a l’est due Congo. Car, ce serait scie la branche sur laquelle ces forces onusiennes sont assises en RDC. La Monuc sait qu’elle aussi doit sa survie en RDC a la présence des fameux éléments armes rwandais et ougandais.


Il n’est un secret pour personne que quelques jours avant la fin du mandat de la mission onusienne de paix en RDC – Monuc -, Le Représentant spécial du Secrétaire Generali en RDC, William Lacy Swing, s’était entretenu avec les députés nationaux membres de deux commissions permanentes. A savoir: Défense et sécurité, Relations extérieures.


L'échange avait tourné autour de la nécessité ou non de la poursuite du mandat de la Monuc en RDC.


Curieusement, l’argument d’autorité que William Swing avait brandi pour soutenir l’extension du mandat de la Monuc était, comme il fallait s’y attendre, la présence de 7 à 8.000 éléments armés rwandais et un millier d'Ougandais occupent l'Est de la RDC où ils sèment l'insécurité et provoquent la désolation parmi les populations civiles.


A la suite et a l’exemple des rwandais et ougandais, tout le monde se sert de la présence des éléments armes rwandais et ougandais pour continuer a faire des affaires en RDC.



Personne ne veut mettre fin à la plus grave tragédie que l’humanité n’ait jamais connue depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale.

· 5 000 000 de morts depuis 1998 (IRC)
· Plus de 38 000 morts par mois / 1200 morts par jour
· Des centaines de milliers de femmes et enfants violées (HWR)
· 585 000 enfants meurent chaque année des conséquences de la guerre
· 1,4 a 1,6 millions de déplaces du au conflit (NU OCHA)

Les affaires au Congo rapportent trop bien pour les commanditaires de la guerre d’agression. Le Congo est devenu un business tellement juteux, tellement lucratif que personne ne veut abandonner cette proie qui est la RDC.


Le gouvernement d’occupation dirige par Joseph Kabila joue bien son jeu dans sa politique de sape au niveau le plus élevé de la magistrature suprême de la république. Voila les raisons pour lesquelles il a été reconduit à la tête de l’entreprise.


Dans une interview qu’il a accordée au mois d’août 2005 au Journal Le Potentiel, le ministre en charge de la Coopération régionale n’avait pas sa langue en poche sur ce point.


Il disait notamment ce qui suit: « Comment pouvez-vous imaginer qu’après une année de discussions avec les Fdlr, de manière ardue, que l’on ne soit pas en mesure de rapatrier un seul rwandais et qu’ ils déposent les armes. Je pense que la volonté manque chez nous. Il est vrai qu’on ne peut pas dire que Kigali en a. Mais nous qui souffrons de la présence de ces hommes, que faisons-nous ? ».


Le ministre a déploré « la diversité de langages au sein du gouvernement ». Pourquoi ?


A plusieurs reprises, il a reconnu que le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi «constituent une menace contre la République démocratique du Congo».


Cependant, il apporte une précision de taille: « Mais la principale menace contre nous-mêmes, c’est nous-mêmes. C’est-à-dire que nous ne faisons pas assez pour sécuriser nos frontières. Comment voulez-vous que l’ Ituri, le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et le Nord Katanga restent une zone grise, deux ans après la mise en place d’un gouvernement d’union nationale ? Quelles sont les actions de grande envergure qu’on a entreprises pour consolider nos acquis dans cette zone?


Certes, la menace vient de l’Est, des voisins. Mais la principale menace vient de Kinshasa. De manière consciente ou inconsciente, je ne pense pas que tout le monde joue un rôle positif dans la refondation d’un Etat ».


A Kinshasa, Mbusa Nyamwisi avait déjà lâché ce mot en ce mois d’août pour faire allusion à « des forces d’inertie qui sont dans des positions dominantes» . « Ne pas s’engager est une forme de complicité », avait-il précisé. Il persiste et signe.


Il y a eu l’ultimatum, expiré, du 30 septembre 2005. Dernièrement, en marge de la session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la Rdc, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi, sous la direction des Etats-Unis, ont levé l’option d’un désarmement forcé à l’expiration de l ultimatum. Le Conseil de sécurité a même béni cette décision.


Mais à ce jour, aucune action militaire de grande envergure n’est entreprise. Bien plus, la Monuc a interpellé le gouvernement congolais pour qu’il s’assume, l’assurant de son appui logistique comme ce fut le cas dans la province Orientale avec les rebelles ougandais. Silence.


Les militaires des Fardc ne sont pas bien équipés par rapport aux rebelles rwandais qui disposent des armes sophistiquées et seraient bien habillés. Qui leur fournit cette logistique et cet habillement ?


De deux choses, l’une. Ou c’est Kigali qui continue à fabriquer « ses rebelles » pour ne pas épuiser ses arguments et justifier ses menaces, ses pressions et la présence de ses troupes en Rdc. Dans le cas contraire, la complicité vient de Kinshasa où quelques personnalités se font du beurre avec cette présence des Fdlr. Serait-ce cela les « Forces d’inertie » dont fait allusion le ministre Nyamwisi ? Dans ce cas, l’axe «Kigali-Kinshasa» fonctionnerait bien au détriment du peuple congolais et du processus de transition en Rdc. Sinon comment expliquer ce silence de Kinshasa de ne pas dénoncer officiellement ceux qui continuent à soutenir militairement les Fdlr.


Le Cardinal Etsou avait pleinement raison lorsqu’il déclarait que nous n’avons pas vote Joseph Kabila. Il nous a été impose pour satisfaire le désir glouton et prédateur des commanditaires de la guerre d’agression dont le Congo est victime.


La presence des Interhamwe et celle des rebelles ougandais au Congo sont tout simplement des prétextes fallacieux que le Rwanda, l’Ouganda et leurs pères se servent pour leur permettre d’ entrer librement au Congo et executer la mission qui leur a été confiée.


Les ambitions économiques du Rwanda ne se limitent pas à la prédation de richesses facilement accessibles et commercialisables, comme l’or et le diamant. Le sous-sol du Kivu recèle des minerais utilisés dans l’industrie de pointe (électronique, aéronautique, médecine nucléaire), comme le niobium (15 % des réserves mondiales se trouvent en Afrique, dont 80 % au Congo), le tantale, associé au colombium, appelé coltan dans la région (l’Afrique recèle 80 % des réserves mondiales de tantale, dont 80 % au Congo). Ces minerais rares ont pour caractéristique une exceptionnelle résistance au froid et à la chaleur et peuvent être utilisés dans des alliages très ductiles et très résistants. D’après de nombreux témoignages en provenance du Kivu, l’exploitation et la commercialisation de ces minerais sont le monopole des Rwandais, protégés par les militaires, et plusieurs compagnies internationales, dont Kenrow International of Gaithersburg, originaire du Maryland, sont représentées à Kigali.


Selon le Daily Mail de Tanzanie (14 janvier 1999) le vice-président Kagame et le commandant James Kabare - qui fut chef d’état-major par intérim auprès du président Kabila avant de se retourner contre lui - détiendraient des intérêts dans plusieurs compagnies minières (Littlerock Mining Ltd, Tenfields Holdings Limited, Collier Ventures Ltd, Sapora Mining Ltd) et une compagnie d’import-export, Intermarket. Depuis l’éclatement de la première guerre du Congo, qui mena au renversement du maréchal Mobutu, plusieurs sociétés minières ont été citées, pour avoir financé des opérations militaires en échange de contrats avantageux dans l’est de la RDC : l’américaine Barrick Gold Corporation (dont l’un des actionnaires est l’ancien président George Bush), l’australienne Russel Ressources dirigée par l’ancien général israélien David Agmon, l’autrichienne Krall, la canadienne Banro American Ressources.


A ce sujet, Jean-Claude Willame note : « Que ce soit en Ituri, au Kivu ou au Nord-Katanga, il était difficile d’occulter le constat d’une « économie de guerre » alimentée par une demande extérieure de ressources primaires si abondantes au Congo , une économie sur laquelle la communauté internationale voulut parfois fermer pudiquement les yeux. » (J.-C. WILLAME, Les faiseurs de paix au Congo. Gestion d’une crise internationale dans un Etat sous tutelle, Bruxelles,Crip, p.108) Et qui en profitait ? « Sur 85 entreprises listées comme ayant enfreint les dispositions du code de conduite des entreprises multinationales édicté par l’OCDE, se trouvent quatre grandes banques (dont trois belges), dix-sept « juniors miniers » américains, canadiens, belges ou britanniques, un important groupe miner belge, onze entreprises diamantaires belges, ainsi que plusieurs dizaines de sociétés peu connues établies en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. » (Ibidem)


Au regard de ce qui précède, le peuple congolais doit se prendre en charge. Il doit utiliser tous les moyens nécessaires pour défendre son pays, ses richesses, ses terres, sa souveraineté, et la population a la merci des bandits en cravate.

Dans sa lutte pour recouvrer sa liberté et sa dignité, le peuple congolais doit cesser de placer son espoir sur la Monuc (qui poursuit en RDC les mêmes objectifs que le Rwanda et l’Ouganda), le peuple congolais doit cesser de compter sur le parlement dirige par Vital Kamerhe (Joseph Kabila bis), ni sur le gouvernement d’occupation dirige par le collabo Gizenga (qui cautionne le pillage et la balkanisation du Congo), ni sur le Sénat dirige par Kengo (un ancien allie des puissances occidentales).

“On peut tromper tout le peuple une partie du temps, une partie du peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps “, disait Abraham LINCOLN.

«Dès lors qu’un individu prend conscience que les lois qui régissent sa société sont injustes et arbitraires, il a le devoir de se révolter et de les combattre. » (Mahatma GHANDI)



CONSCIENCE CONGOLAISE

KE’ LAMPAM

mercredi 23 mai 2007

RDCongo: l'ONU enquête sur des trafics présumés impliquant des Casques bleus



L'ONU enquête sur des "trafics présumés" d'or et d'armes impliquant des Casques bleus déployés en 2005 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mercredi la Mission de l'ONU en RDC (Monuc).

"Dès que des allégations sérieuses ont été portées à son attention en 2006, la Monuc (...) a immédiatement demandé que soit menée une enquête par le Bureau des services de contrôle interne (BSCI) des Nations unies", basé à Nairobi, selon un communiqué diffusé à Kinshasa.

"Une enquête complète a été lancée, indépendamment de la Monuc, par le BSCI" et était "toujours en cours" en mai 2007, a précisé le porte-parole de la Monuc Kemal Saïki lors d'un point presse.

L'annonce officielle de cette enquête intervient après la publication par la BBC d'un reportage faisant état de l'implication présumée de Casques bleus du contingent pakistanais dans un trafic d'or et d'armes avec des miliciens du Front nationaliste et intégrationniste (FNI), un des cinq groupes armés alors actifs en Ituri.

La BBC affirme que le trafic a débuté en 2005 et cite des témoins de tractations entre d'une part des Casques bleus pakistanais et d'autre part des négociants locaux et des miliciens du FNI, en particulier les commandants "Kung-fu" et "Dragon", à Mongwalu, un site aurifère de l'Ituri.
La BBC fait notamment état du témoignage aux enquêteurs du BSCI d'un officier congolais engagé dans les désarmement des milices à Nizi, localité voisine de Mongwalu.

Cet officier "a révélé que les armes données par les ex-combattants leur étaient rendues en secret par le major Zanfar (commandant des Casques bleus à Mongwalu), compromettant ainsi le travail effectué".

Selon un responsable onusien à Kinshasa, le chef de la Monuc, William Swing, a nié auprès de la BBC "être au courant d'allégations concernant des trafics d'armes".
"Nous avons fait exactement l'opposé. Nous avons démobilisé plus de 20.000 (miliciens). Nous avons brûlé en public ces armes. Il n'y a absolument rien derrière ces allégations", a déclaré à la BBC M. Swing.

En octobre 2005, une journaliste de l'AFP avait rencontré à Mongwalu des responsables du contingent pakistanais, déployés sur cette zone depuis le mois d'avril, alors qu'une vaste opération de reprise de contrôle des mines d'or d'Ituri était engagée par l'armée congolaise, avec l'appui de la Monuc.

Plusieurs villages proches de Mongwalu venaient de subir une attaque de miliciens, qui étaient progressivement chassés de cette zone. Les Casques bleus pakistanais collaboraient alors ouvertement avec certains chefs miliciens du FNI, qui avaient opté pour la démobilisation.
Le major pakistanais Mohammed Javed avait déclaré à l'AFP avoir arrêté 17 personnes responsables des récentes attaques contre des civils "grâce à l'aide des commandants +Kung-fu+ et +Dragon+".

Ces deux miliciens, qui avaient longtemps contrôlé les mines d'or de la région, étaient accueillis en alliés au camp de la Monuc de Mongwalu.
Fin 2005, la justice militaire congolaise a lancé des mandats d'arrêt pour "crimes de guerre" contre ces deux chefs miliciens et l'un d'eux, Kung-fu, avait été arrêté.
"Les Casques bleus visés par l'enquête ont quitté la RDC il y a plusieurs mois. L'enquête se poursuit, mais promet d'être longue et difficile", a déclaré à l'AFP un responsable de l'ONU à Kinshasa.

De son côté, la porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tasnim Aslam, a déclaré mercredi à la presse que l'ONU avait informé son pays de cette enquête, indiquant "qu'à ce qu'à ce stade, il s'agissait de simples allégations, qui devaient être creuser".
"De notre côté, a-t-elle ajouté, les autorités compétentes vont examiner cette question pour établir les faits".

CongoOne , Mise en ligne le 23-05-07

La CPI enquête sur les crimes sexuels commis en Centrafrique en 2002 et 2003



La CPI enquête sur les crimes sexuels commis en Centrafrique en 2002 et 2003
Par AFP

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mardi avoir ouvert pour la première fois une enquête sur des crimes sexuels, des viols en Centrafrique en 2002 et 2003, mais elle n'a pas nommé de suspect.


"C'est la première fois que le Procureur ouvre une enquête dans laquelle les allégations de crimes sexuels excèdent largement le nombre d'assassinats présumés", a précisé la CPI dans un communiqué.


"L'enquête ne vise aucun suspect en particulier à ce stade et sera guidée exclusivement par les preuves qui se feront jour", selon la CPI.
Plusieurs noms ont été cités dès 2004 par la justice centrafricaine, qui n'apparaissent pas dans les documents publiés mardi par la CPI, dont celui de l'ex-président Ange-Félix Patassé, du chef rebelle congolais Jean-Pierre Bemba, et de l'ex-gendarme français Paul Barril, qui avait organisé une garde rapprochée pour M. Patassé.


Le sénateur et ex-chef rebelle de RDC Jean-Pierre Bemba a nié mardi toute responsabilité dans des crimes commis à cette période en Centrafrique et affirmé qu'il avait à l'époque lui-même appelé l'ONU à une enquête, dans une déclaration à l'AFP.
"Je suis le premier à avoir demandé une enquête sur des allégations de viols et d'exactions qu'auraient pu commettre certains de mes hommes", a déclaré M. Bemba, joint par téléphone au Portugal, où il est actuellement en soins.


"Je n'ai jusqu'à aujourd'hui reçu aucune nouvelle des Nations unies, ni aucune preuve impliquant les troupes envoyées en Centrafrique en 2002", a-t-il précisé.
"Ma responsabilité est totalement dégagée dans cette affaire", a estimé M. Bemba, qui dirigeait à l'époque le MLC depuis Gbadolite (nord de l'Equateur). "Je n'étais pas en Centrafrique et si demain une enquête conclut à la responsabilité d'éléments du MLC, ils devront être poursuivis et condamnés comme le prévoit la loi", a-t-il ajouté.


Pour mater la rébellion, M. Patassé avait notamment fait appel au MLC de M. Bemba, dont un millier d'hommes ont participé aux combats contre les troupes du général Bozizé.
Une fois la tentative de coup d'Etat matée, les "Congolais" ont fait régner la terreur, tuant, pillant et surtout violant.


Aucun bilan officiel n'a été révélé. L'Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (Ocodefad) centrafricaine a récemment affirmé avoir recensé un total de 1.045 victimes, dont 480 femmes et fillettes violées
La CPI dit avoir identifier "au moins 600 victimes". "Les allégations de crimes sexuels sont précises et étayées", a expliqué le procureur Luis Moreno-Ocampo, cité par le communiqué. "Les renseignements dont nous disposons laissent à penser que des viols ont été commis en des proportions telles qu'il est impossible de les ignorer au regard du droit international".


"Nous allons mener notre propre enquête de façon indépendante, rassembler des preuves et poursuivre les principaux responsables", a précisé le procureur.
"Aux fins de dissuader de futures violences et de promouvoir une paix durable dans la région, notre devoir est de montrer que nul ne peut commettre des crimes à grande échelle en toute impunité", a encore déclaré M. Moreno-Ocampo.
La CPI est fondée à intervenir car le gouvernement centrafricain avait déferré la situation au Procureur, et la Cour de cassation a en 2004 confirmé que le système judiciaire national était dans l'incapacité de mener les procédures complexes nécessaires à l'enquête et aux poursuites concernant les crimes présumés.


Selon le Statut de Rome, qui a créé la CPI, la Cour n'intervient que dans les situations dans lesquelles les autorités judiciaires nationales ne peuvent ou ne veulent engager des procédures véritables.


Il s'agit de la quatrième enquête de la CPI, après celles lancées en République démocratique du Congo, en Ouganda et au Darfour.
CongoOne , Mise en ligne le 22-05-07

Interpellation d'Elio di Rupo pour une autre politique belge au Congo



Bruxelles, le 18 mai 2007
A l’attention de Monsieur Elio di Rupo
Président du Parti Socialiste

Objet : Doléances du CIDC et de la Communauté Congolaise
Monsieur le Président,
Dans la perspective des élections fédérales du 10 juin prochain, nous sollicitons, du Parti Socialiste, une analyse et une action différentes quant à la politique belge au Congo.
Nonobstant les résultats négatifs des engagements du Gouvernement Fédéral et du Parti Socialiste au Congo, résultats dont nous ne vous accablons guère mais que vos analystes ont dû vous rapporter, votre silence assourdissant a choqué plus d’un. Il a été interprété comme l’expression de la complicité du PS à l’unanimité de la classe politique francophone belge et des groupes maffieux pour un Congo sans dignité, un Congo sans droits humains, ni justice, ni sécurité, ni écologie, ni espérance.
Monsieur le Président, les incohérences, l’opportunisme, le parti pris, le paternalisme et l’affairisme de certaines personnalités du Pouvoir fédéral ont construit une « transition politique » coûteuse qui a échoué face à tous les objectifs lui assignés : réunification et pacification du pays, formation d’une armée nationale et républicaine unifiée, restauration de l’intégrité territoriale du pays, rétablissement de l’autorité de l’Etat sur le territoire national, réconciliation nationale, …élections démocratiques, libres et transparentes ! Des personnalités politiques francophones belges, dont des Socialistes, portent une grande responsabilité dans le gaspillage des ressources belges et européennes et dans les pertes des vies humaines congolaises pendant et après cette transition, avant et après ces élections. Ces personnalités n’ont aucun respect pour l’homme congolais : ainsi préfèrent-elles miser sur les médiocres et les corrompus afin de vendre le Congo par morceaux aux multinationales minières et à des cartels mafieux au mépris de tout un peuple. Le PS en est-il honoré ? Ce grand Parti est-il devenu la branche politique des individus et des cartels maffieux qui cherchent et ne recherchent que le profit au prix de la DIGNITE et du SANG D’UN PEUPLE ?

Monsieur le Président, le Congo-Kinshasa n’est pas à vendre ! Et il se lèvera toujours des Congolais pour le défendre même au prix de leur sang. Nous osons vous demander qu’après le 10 juin le PS se tienne aux côtés du peuple congolais pour bâtir une Nation digne contrairement à la réalité présente obtenue par ces personnalités belges francophones et socialistes et leurs alliés de la Communauté internationale.
Nous attendons ainsi, du PS, une désolidarisation claire des groupes maffieux et de cet unanimisme impérialiste et raciste francophone contre la dignité du Congo et du peuple congolais en posant des actions politiques visibles mais aussi souterraines en Belgique et au sein des Institutions européennes pour que le Congo :
Recouvre son intégrité territoriale héritée de l’Etat Indépendant du Congo, du Congo belge ainsi que des régimes précédant les agressions de 1996 et 1998. Aujourd’hui le Congo est occupé militairement dans le Bandundu, dans la Province orientale et dans le Grand Kivu;
Rebâtisse une armée nationale unifiée intégrant nos officiers hautement qualifiés exclus avec l’aval des politiciens francophones belges, officiers capables de former, motiver et encadrer les troupes dans la durée. En fait, le spectacle désolant donné par la formation des brigades entières des sémi-lettrés et des inaptes par des militaires belges n’honore ni la Belgique ni le Congo; il est seulement à la hauteur de l’affairisme et du racisme des personnalités et ministres belges concernés, dont les Socialistes ;
Bâtisse un Etat de droit dans lequel les droits humains sont reconnus et respectés par tous, un Etat sans « police politique » qui arrête, torture et assassine sans procès, encouragée par les déclarations et /ou le silence du Parti Socialiste, des media, des personnalités et des ministres belges. Exemple : après les massacre 135 personnes dans le Bas-Congo, les tueries à Kinshasa de 615 personnes du 21 au 23 avril ; les viols de femmes, violences et assassinats quotidiens dans le grand Kivu, etc. ;
Bâtisse un Etat de justice qui bannit l’impunité et dans lequel la justice sera rendue selon le prescrit de la Loi et non suivant l’arbitraire des tortionnaires et des intérêts de leurs parrains étrangers. Vous savez bien, Monsieur le Président, que les prisonniers d’opinion ne sont libérés au Congo que suite aux interventions des ministres et personnalités belges. Qu’arrive-t-il quand les victimes n’ont pas leur soutien ? ;
Bâtisse un Etat de bonne gouvernance à la place de l’actuelle république bananière qui ignore les intérêts du peuple congolais et décrète des lois scélérates au profit des individus et des groupes maffieux ; qui excelle dans la corruption et dans l’élaboration des budgets malicieux intégrant des fonctionnaires fictifs, des enseignants fictifs, des policiers et militaires fictifs…voire des ministres fictifs au vu et au su des créanciers occidentaux et de la soi-disant expertise des ministres belges, dont les Socialistes ;
Bâtisse un Etat soucieux de l’écologie en protégeant l’environnement, la biosphère et les écosystèmes à travers l’arrêt de la déforestation sauvage et criminelle menée dans le seul intérêt des individus et de multinationales de l’actuel ordre mondial immoral du libéralisme sauvage.
Dans l’attente d’une autre politique belge en vue de la restauration de la DIGNITE congolaise, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération distinguée.

Athanase Mapessa, Secrétaire Félix Mutombo-Mukendi, Président
Cc : Candidats Socialistes d’origine congolaise
CongoOne , Mise en ligne le 22-05-07

Appel au soutien électoral en faveur de la Flandre



Les élections régionales avancent à grande vitesse en Belgique. La fièvre ne cesse de monter dans le chef des partis politiques wallons qui se sentent fortement menacés par la position avantageuse qu'occupent les Flamands. Des sondages douteux proclament le MR (Mouvement Réformateur) en tête des intentions de vote, ce qui est largement loin de la réalité. Mais tout le monde a droit au rêve. Les libéraux entendent manipuler l'opinion belge en fomentant des stratégies médiatiques de faible intensité. Ouf !

La France a voté à droite, faisant ainsi de Nicolas Sarkozy le sixième chef de l'Etat de l'Hexagone. Il s'en sort avec une avance confortable pour diriger son pays sans aucune contrainte de la gauche pour une période de cinq ans, pour autant que les élections parlementaires se déroulent nettement à son avantage. Dans l'entre-temps, la France du bas s'interroge sur l'incidence désastreuse que pourrait avoir son plan d'action gouvernemental. Louis Michel, l'ancien Ministre belge des Affaires Étrangères, candidat au Sénat, a fait montre d'enthousiasme sur la chaîne RTL-TVI en ce qui concerne l'issue des régionales dont il espère décrocher la palme d'or. Il doit certainement cet optimisme à la victoire de l'actuel président français, oubliant que la France n'est point la Belgique ; la problématique n'est pas du tout la même.

La politique wallonne au Congo a laissé un goût amer au sein de la communauté congolaise de Belgique qui constitue un électorat puissant. Celle-ci tient pour responsables les partis francophones, en l'occurrence le MR, le PS et le CDH du hold-up électoral qui a élevé Joseph Kabila à la la magistrature suprême, avec tout ce que cela a pu engendrer comme chaos économique et social. A force d'avoir manipulé les consciences, les francophones ont fini par perdre toute crédibilité ainsi que toute estime aux yeux des Congolais de par le monde. Aussi, ces derniers sont décidés plus que jamais à barrer la route aux imposteurs wallons qui sont à la base de la ruine de l'État congolais, en attribuant leurs voix aux candidats flamands, plus proches du peuple congolais, plus pragmatiques, plus soucieux de recréer les conditions propices à la relance de la coopération structurelle entre la Belgique et le Congo, contrairement à leurs confrères du sud qui se sont souillés dans des opérations minières plutôt illégales, en témoigne les milieux proches de la Banque Mondiale et du FMI.

C'est à cause de cette attitude que les caciques wallons devront payer le prix fort. Des rencontres fructueuses se tiennent régulièrement entre les Congolais et les représentants politiques de Flandre en vue de trouver les moyens à mettre en oeuvre pour faire subir à la Wallonie une défaite cinglante. La République Démocratique du Congo a besoin d'établir des relations de partenariat avec l'Occident et d'autres pôles géographiques de la terre (d'égal à égal), et pour ce faire, elle se refuse d'être un département d'Outremer de la Belgique ou de tout autre pays. Une vision humaine à laquelle adhèrent parfaitement seuls les Flamands. En France, sous l'impulsion de Sarko, la cellule Afrique de l'Elysée est tombée. Elle fut pendant plus de trente ans l'usine qui produisait les pouvoirs despotiques sur le continent noir. En Belgique, c'est la cellule affairiste-colonialiste Louis Michel qu'il va falloir à tout prix démanteler au travers des prochaines élections régionales, car elle est à la base des projets d'expropriation et de spoliation du sol congolais, de la mise sous tutelle, des regains de violences armées, voire de la déchéance humaine.

Quid de l'histoire ? Peuple congolais, aimeriez-vous demeurer indéfiniment les larbins des opérateurs politiques francophones de Belgique, acceptant ainsi de perdre la terre de vos ancêtres et tout ce dont elle dispose comme potentialités ou souhaiteriez-vous devenir indépendants et tirer une satisfaction immense de vos richesses naturelles ? A mon avis la deuxième prétention est de loin la meilleure et reflète le sentiment profond de tout congolais. Alors, sortons de la résignation et n'hésitons pas à voter en faveur de la Flandre pour reconquérir à coup sûr notre pays tant aimé et convoité.


Freddy Tshamala
Analyste politique

mercredi 9 mai 2007

Des mafieux wallons lorgnent sur les richesses du Kivu


Le déclin économique et la misère humaine dans lesquelles ne cessent de s'enliser les congolais, jour après jour, depuis l'arrivée de Joseph Kabila à la tête de la République Démocratique du Congo (RDC), sont les signes révélateurs d'un pouvoir qui a manifestement du mal à relancer la machine de production, nonobstant les crédits astronomiques contractés par les autorité en place auprès des organismes corrompus tels que la Banque Mondiale et le FMI, ou encore, auprès des États occidentaux pourvoyeurs de dictateurs comme la France, la Belgique, l'Allemagne, etc. Si la situation générale dans laquelle est plongé le pays inquiètent les observateurs internationaux et les investisseurs honnêtes, elle ne demeure pas moins une opportunité grandiose pour la mafia internationale, en l'occurrence la pègre wallonne.

Nul n'ignore que plus aucun investisseur étranger sérieux ne peut à ce jour se permettre de verser ses fonds dans quelque exploitation commerciale que ce soit en RDC, en raison de la corruption administrative, de la confusion politique, de la criminalité ambiante, de l'absence d'une réglementation claire en matière d'investissement et du chaos social. La porte reste ainsi grandement ouverte aux parrains de la mafia financière qui profitent justement du désordre institutionnel pour s'offrir toutes les parts du marché minier à la pelle. C'est à cette fin qu'un groupe de mafieux wallons s'apprêtent à voyager pour le Kivu, très probablement dans moins de deux semaines, avec l'ambition de mettre le grappin sur les mines d'or et les carrières de coltan. Nous ne manquerons pas de décliner leurs identités sur la toile (
http://congobelgique.blogspot.com ) dès lors où nos services de renseignement réussiront à réunir toutes les informations favorables à leur arrestation, si d'aventure, il foulaient la terre de nos ancêtres sans pour autant avoir pris toutes les dispositions préalables sen rapport avec l’exploitation légale de nos ressources. Et si l'État congolais, comme à son habitude, se montre condescendant, nous serons forcés d'en appeler à la vigilance de la population locale du Kivu afin qu'elle se charge de cueillir ces maudits rapaces par la peau du cou et de les reconduire dans l'avion qui les rapatriera en Belgique.

Chers compatriotes, il ne faut plus que nous acceptions que notre pays soit perpétuellement la cible privilégiée des vautours de la finance internationale (MAG ENERGY, De Beers possède des concessions qui s’etendent sur 60 000 km2, BOWERS, EXON, FINA, ELF, First American Diamonds reçut une concession de 800 km2, BHP Billiton une concession de 16000 km2. Emaxon Diamonds & Dan Gertler ont aussi reçu d’importantes concessions en échange d’un prêt de 15 millions de dollars,...) et des petits racketteurs sans scrupule, en provenance du Rwanda, Burundi, Ouganda, Soudan, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Angola, etc. La RDC est le seul pays au monde où les frontières peuvent être déflorées jusqu'à en perdre tout son sang, sans le moindre effort. Cette perméabilité est propice à l'exploitation sauvage des ressources dont aucun d'entre-nous tire une jouissance effective, pendant qu'elle mine notre économie, creuse la dette publique, renforce la fracture sociale, altère la qualité de vie et amenuise toutes nos capacités de développement. Nous ne comprenons pas pourquoi tous ces prétendus investisseurs ne sont intéressés que par les mines.

Le Congo est un pays qui regorge d'énormes potentiels, à savoir agricole, pastoral, maritime et fluvial, etc. Pourquoi ne pas investir dans ces secteurs qui profiteront directement à la population qui manque cruellement de quoi manger, d'eau, d'électricité, de soins de santé, de formation...Évidemment, cette préférence est motivé par l'amour du gain facile.


Freddy Tshamala
Analyste politique
http://congobelgique.blogspot.com

Congo - La contrebande de minerais se poursuit sans ralentir

Posté le: Lun Mai 07, 2007 11:53 pm

Congo - La contrebande de minerais se poursuit sans ralentir 6 May 2007 Raf Custers Chaque jour, dans l’ouest du Congo, sept à dix avions, chargés chacun de deux tonnes de casserite, vont de Mubi a Goma, d’où le minerai est passé illegalement par-dela la frontiere rwandaise. Le trafic d’or, de diamant, de cuivre et de cobalt ne connait pas non plus de ralentissement. Telles sont les conclusions du dernier rapport du groupe d’experts des Nations-Unies. L’état congolais ne touche presque rien des profits générés par cette contrebande. Mais il semble que très peu de choses aient été entreprises pour combattre le pillage prolongé des ressources minières congolaises. Les mineurs – il y en a plusieurs dizaines de milliers – en restent les principales victimes.

jeudi 22 février 2007 http://www.intal.be/fr/article.php?articleId=621&menuId=1 L’or provient de la province de l’Ituri, située au nord-ouest du Congo. Entre 30 000 et 200 000 (!), “mineurs artisanaux” (les “creuseurs”) extraient le minerai pour le compte de “sous-traitants” qui le redistribuent à un reseau d’acheteurs et de contrebandiers. 90 a 95 % de l’or finit par disparaitre vers Kampala (Ouganda) ou Dubai. Les “creuseurs” peuvent gagner, chaque jour, de 4 a 5$ de salaire brut, mais, en realité, leur travail ne leur rapporte que des dettes.

Cela s’explique par le cout de la vie dans les villages de mineurs et par les innombrables “pourboires” qu’ils payent principallement aux militaires et aux ex-rebelles gardant les mines. Ils ne devraient plus rester de milices armées en Ituri. Il en va autrement dans la province du Nord-Kivu, qui reste instable. Selon le rapport, “ la venue de rwandais et les tensions ethniques y ont eveillé des conflicts”. En 1994, des groupes extrèmistes Interahamwe, venus du Rwanda, se sont refugiés dans cette province. Durant la guerre (1998-2003), la population a cruellement souffert de la terreur et du chantage exercés par les rebelles pro-rwandais du RCD-Goma. Autour de Walikale, la population locale se trouve confrontée a deux societés minières pro-rwandaises qui se disputent l’explotation de la casserite.

De cette dernière, une fois rafiné, est tiré le precieux coltan. Durant la guerre, la firme sud-africaine Mining Processing Congo aida “l’aile commerciale” de l’armée rwandaise à faire sortir du Congo la contrebande de ce minerai. Le Groupe Minier Bangandula, quant a lui, appartient aux riches “freres Makabuza”, qui entretiennent d’etroites relations avec les ex-rebelles du RCD-Goma Dans le Nord-Kivu également, la majorité des “mineurs artisanaux” travaille à perte et il existe un réseau developpe de marchands. Ce dernier serait constitué aux trois-quarts d’”operateurs” qui, échappant a toute taxe et impot, font frauduleusement passé le minerai au Rwanda, ou celui-ci est ensuite raffiné ou exporté pour des transformations plus poussées. Walikale est le centre d’extraction de la casserite au Nord-Kivu. De là, le minerai est transportè à pied jusqu’a Mubi, ville situee a une cinquantaine de kilometres.

On y trouve un petit aéroport, d’où, quotidiennement 7 à 10 avions, chargés chacun de deux tonnes de minerai, partent pour Goma, près de la frontière rwandaise. De l’or vers le Burundi. De la province du sud-Kivu – elle aussi occupée durant la guerre – proviennent également or et casserite. Dans certaines parties de la province, des éléments de la milice FDLR (partisans des tristement célebres Interahamwe) se sont appropriés des mines, ce qui contribue à la poursuite de violents conflits. Ailleurs, et principallement dans la ville minière de Kamituga, des tensions sociales persistent en raison des taxes et impôts illégaux auxquels les mineurs restent soumis. L’or du Sud-Kivu disparait au Burundi où les droits de douane à l’exportation sont moins élevés qu’au Congo et où les operateurs ne doivent pas se procurer de licences minieres (dont le prix s’élève a 75 000 $).

La firme exportatrice Delta Force de Kamituga est ici principallement concernée. Les quantités de minerai passées en contrebande sont considérables: la Fédération des Entrepreneurs Congolais (FEC) les evalue à 500 kilos d’or par mois pour une valeur evaluée a 8 ou 9 millions de dollars. Le passage illégale de casserite à la frontiere est plus difficile. Mais les marchands achetent les fonctionnaires pour qu’ils sous-evaluent les volumes exportés de sorte que leur droits de douane en soient reduits de beaucoup. Des entreprises d’Etat à l’agonie. La province du Katanga et la moitié ouest du Kasai occidental ne furent pas occupées, durant la guerre, par des troupes venues du Rwanda, de l’Ouganda ou du Burundi.

Les zones minières resterent sous contrôle du gouvernement de Kinshasa. Mais ce dernier accorda cependant de considérables concessions à des firmes du Zimbabwe (dont plusieurs étaient en fait des sociétes-écrans, propriétés de hauts responsables militaires) parce que ce pays avait envoy” des troupes lors de l’invasion du Congo par ses voisins de l’Est. Les mines du Katanga produisent du cuivre et du cobalt. Leur exploitation est aux mains de firmes ayant conclu des Joint Ventures avec des filiales de la compagnie d’état Gecamines. Cette explotation avait deja commencé en 1994 avec la privatisation de Gecamines. Dans les concessions, travailleraient environ 150 000 “mineurs artisanaux” qui souvent ne refusent de se soumettre à l’exploitant officiel.

Fin decembre, les mineurs s’opposèrent à la sociéte minière Chemaf et cette confrontation fit au moins 3 morts et une vingtaine de blesses. Sur base d’un échantillon limite de cas, le groupe d’experts a calculé que les mineurs peuvent esperer gagner jusqu’a 200 $ brut mensuel mais qu’en realite, ils se retrouvaient a la fin du mois avec en moyenne, 15 $ de nouvelles dettes! Le centre diamantaire de Mbuji-Mayi – dans le Kasai oriental- a vu sa population eclaté durant la guerre en raison des nombreux refugiés fuyant la ligne de front qui vinrent y chercher abri. La ville continue de grandir a cause de ses ressources minérales. Environ 2 millions de personnes y vivraient actuellement. L’industrie diamantaire se trouvent toujours formellement sous le controle de la compagnie d’etat MIBA. 40 % des diamants extraits disparaitraient illegalement.

En fait la MIBA n’est pas en mesure de gérer elle-meme l’extraction des diamants. La compagnie a conclu plusieurs joint ventures avec des sociétés minieres étrangères. Celles-ci ont beneficiées d’enormes concessions: First American Diamonds reçut une concession de 800 km2, BHP Billiton une concession de 16000 km2 et celle de De Beers s’etend sur 60 000 km2. En échange d’un prêt de 15 millions de dollars, Emaxon Diamonds & Dan Gertler s’est vu octroyer le droit de commercialiser 88% de la production de la MIBA. Dans les mines de diamant, travaillent approximativement un million de “mineurs artisanaux”. Mais, selon le groupe d’expert, une “guerre à petite echelle” (“small-scale war”) serait sur le point d’éclater entre les mineurs, les services de securite de la MIBA et des bandes criminelles, soi-disant “suicidaires”, qui soumettent les mineurs au chantage. Ce conflit continue de couter de nombreuses vies humaines.

Des sanctions inutiles? Selon le groupe d’experts, l’Etat congolais joue encore à peine un rôle dans le secteur minier. Les compagnies minières d’Etat sont pratiquement àl’agonie. OKIMO (offices des mines d’or de Kilo-Moto) dans l’Ituri ne disposent plus que de 1500 employés qui survivent grâce a quelques fermes d’Etat. Les concessions aurifères sont laissées en leasing à des “sous-traitants” qui doivent – en théorie du moins – indemniser la compagnie. Dans le Nord-Kivu, la compagnie d’état Sominki (sociéte minière et industrielle du Kivu) n’existe plus que sur papier.

D’autres sociétes lorgnent sur sa concession. Dans le Sud-Kivu, Sominki à ete vendue en 1995 au groupe minier Banro qui, de notorité publique, a aujourd’hui de grandes ambitions dans l’exportation d’or. Gecamines,dans le Katanga, a été mise en pièces, en conséquence directe de joint ventures conclues avec des groupes privés. Tous les contrats conclus avec ceux-ci sont particulierement desavantageux pour l’etat congolais. La commission Lutundula du parlement congolais a examiné soigneusement une quarantaine de ces contrats mais son rapport n’a jamais fait l’objet d’une discussion dans ce parlement (entretemps remplacé par une assemblee élue).

En raison du traffic à grande echelle, la caisse de l’etat ne bénéficie que très peu des profits générés par le secteur minier qui enrichit en revanche des réseaux illegaux et une poignée d’entreprises étrangères. Quelles mesures prendre pour remédier a cette situation? Tres peu conclut amèrement le groupe d’experts. Ses principales suggestions concernent des services publiques, comme les douanes ou l’inspection des mines dont la reconstruction devrait être fermement entreprise. Mais après? Les sanctions n’auront que peu d’impact. Elles frapperont ici et là un fraudeur qui sera immediatement remplacé par un autre. Le groupe d’expert s’inquiête surtout que les sanctions se retournent contre la MONUC, la force de maintien de la paix de l’ONU, qui sera chargée de veiller a leur mise en application et à leur protection. La MONUC qui pourrait s’attirer la colêre populaire simplement parce que des centaines de milliers de personnes dans les mines doivent soi-disant gagner leur croute...

Traduit du Néerlandais par Julien Fang