vendredi 6 avril 2007

Joseph Kabila, plus criminelle que Mobutu


C’est un Kabila Kabange triomphant qui s’est adressé à la presse ce 26 mars pour savourer la neutralisation de son pire ennemi Bemba Gombo, ce lundi même où l’ex-vice président a confié au quotidien français le Monde qu’il envisageait la possibilité de s’exiler s’il n’a pas de garanties de sécurité.

Le pouvoir étant au bout du fusil aujourd’hui comme hier, Kabila s’est opposé à toute négociation avec Bemba, son dossier relevant désormais, à l’en croire, du pouvoir judiciaire en vertu du principe de séparation de pouvoir.

L’ex-porteur des œufs qui dit n’être plus le même homme, car disposant d’un pouvoir issu des urnes, a étonné plus d’un ex-Zaïrois en posant une question pleine d’orgueil en rapport avec « l’affaire » Kahemba : « qui a défendu ce pays plus que moi quand ceux qui m’accusent d’avoir vendu le pays étaient à la solde des puissances qui militaient pour le démembrement de ce pays ? » C’est tout juste si le champion de l’AMP n’a pas dit « qui doit à qui ? » comme le clamait haut et fort un certain maréchal Mobutu Sese Seko, chouchou des esclavagistes des temps modernes à l’instar du successeur désigné de Laurent-désiré Taratibu Kabila ka Makolo.

Pour ceux qui savent lire entre les lignes, la conférence de presse de presse tenue ce lundi à Kinshasa par Kabila Kabange aura été un non événement car elle n’a pas répondu aux préoccupations de Congolais sur la situation de Kahemba, sur le bâillonnement programmé de la presse dite de l’opposition ou sur la sécurité des députés de l’opposition.

Que des bla-bla sur Kahemba au motif qu’une commission mixte de vérification s’est rendue sur place et qu’il faudrait attendre son rapport. Décidément, Kabila qui dénonce l’intoxication comme un cancer qui gangrène la société congolaise feint de savoir que son ministre de l’Intérieur, le général Kalume Numbi a déjà prononcé le verdict, à savoir que les soldats de Luanda n’ont pas traversé la frontière. Assertion du reste confirmée par le directeur général de l’Institut géographique du Congo, institution dont des experts feraient pourtant partie de la fameuse commission mixte pour faire rire les vaches.

La meilleure, ce qu’en rapport avec l’insécurité dont les députés du MLC sont victimes, Kabila reconnaît qu’il y a des dérapages qui ne sont pas l’apanage du Congo. Car, a-t-il déclaré, en Afghanistan et en Irak, des militaires et des agents des services de sécurité se rendent aussi coupables des dérapages.

Voilà l’image que l’ex-porteur des œufs donne de son pays certainement par déficit d’information. A travers une absurde confusion de genre, Kabila compare ainsi son armée des pillards « portant l’uniforme de l’armée belge » aux sinistres Talibans et autres insurgés irakiens. En clair, tout comme, l’Afghanistan et l’Irak, le Congo de Kabila est un pays à haut risque !

La nouvelle dictature congolaise ne pouvant s’accommoder d’une presse pluraliste, Kabila a révélé sa vraie nature en soutenant ne rien savoir de la coupure du signal des médias audiovisuels de l’opposition, entendez ceux de Bemba Gombo. Il a suggéré que la question soit posée à son ministre de l’Information, Toussaint Tshilombo Send.

Or, le conseil des ministres présidé par le même Kabila le samedi 24 mars courant avait dénoncé le rôle néfaste joué par une certaine presse pendant les affrontements de la semaine dernière à Kinshasa et chargé le ministre de l’Information à assainir l’espace médiatique congolaise. Une atteinte à la liberté de presse et d’expression dénoncée par l’ONG Journalistes en danger.
Grosso modo, les Congolais réalisent qu’après Mobutu, leur pays a actuellement à sa tête un homme fort, un autre « homme qu’il fallait » pour les Occidentaux et d’autres marchands d’illusions intéressés uniquement par le pillage des par ressources naturelles de la RDC qui semblent la source principale de nos malheurs, mieux de notre malédiction, une expression chère au professeur Lombeya Bossongo.

Pour autant, nous n’avons pas le droit d’entonner le requiem du combat pour l’avènement d’un Congo réellement démocratique.
Par Francine Tshiala Biselele

CongoOne , Mise en ligne le 26-03-07

Les dérives du Dictateur Joseph Kabila (Poulain de la Belgique)



Le directoire national de l’Union pour la reconstruction du Congo (UREC), parti dirigé par le docteur Oscar Kashala Lukumuena, a décidé d’élever la voix pour dire tout le mal qu’il pense de la gestion hasardeuse de la RDC par la coalition AMP-PALU.


A travers un communiqué de presse du 28 mars dernier, l’UREC dénonce la légèreté avec laquelle le gouvernement traite les affaires publiques en général et singulièrement l’économie du pays. Le ton est donc donné et le parti de Kashala Lukumuena appelle ceux qui sont en charge des affaires du pays de prouver qu’ils méritent la confiance de la nation et des institutions internationales au chevet de la RDC.


En effet, après s’être imposé un temps d’observation afin de permettre aux institutions issues des élections de se mettre au travail et de relever les défis auxquels le Congo est confronté, l’UREC a jugé juste et bon de rompre le silence au regard de la gravité des faits et de la dérive politique qui s’installe dangereusement. Le recours aux arguments de la force meurtrière, note l’UREC, est inadmissible dans un pays qui a la prétention d’être démocratique, car la démocratie prêche le dialogue, la tolérance et le respect de l’autre.


Mettant en exergue les priorités à effectuer de manière non exhaustive notamment le défi de bâtir une armée nationale et républicaine, la pacification et la sécurisation de l’ensemble du territoire national (Ituri, Nord-Katanga, Kivu, Kahemba…), le directoire national de l’UREC exige de Congolais une vigilance tous azimuts au moment où les autorités politiques et militaires brillent par une incohérence d’esprit et d’action, voire une complaisance qui frise la haute trahison.


Sans aller par le dos de la cuillère, l’UREC soutient que le zèle qu’a le régime Kabila d’user de la force de manière précoce et disproportionnée pour résoudre des situations de conflit non prioritaires est un arbre qui cache la forêt : la volonté de brimer toute velléité d’expression démocratique. Objectif non avoué : perpétuer l’intimidation, le clientélisme, la jouissance des privilèges et le pillage des ressources nationales.


Déplorant particulièrement les affrontements armés du 22 au 23 mars dernier entre des éléments des FARDC et la garde du sénateur Jean-Pierre Bemba qui ont plongé dans la désolation les Congolais déjà soumis à la misère et à la précarité, et prenant en compte le fait que les investisseurs sont comme des gibiers peureux, l’UREC souligne que ces affrontements que rien ne justifie exposent inutilement la vie des Congolais et annihilent le climat de confiance dont le Congo a besoin pour se remettre au travail et surtout attirer et rassurer les partenaires extérieurs désireux d’appuyer les efforts de la reconstruction.


Aussi, Kinshasa n’ayant pas le monopole de la violence due à l’abus de la puissance publique, l’Union pour la reconstruction du Congo rappelle la boucherie du Bas-Congo dont ont été victimes les adeptes de Bundu dia Kongo et nombre d’autres Congolais, souvent anonymes, fauchés, abusés et violentés à travers le territoire national. A toutes ces victimes de la force brutale, l’UREC compatit à leurs peines et souffrances, et présente ses condoléances aux familles éprouvées.


Tablant sur le programme gouvernemental, l’UREC estime qu’il manque d’âme, de vitalité et d’impulsion susceptible de mobiliser l’ensemble du pays en vue de le réarmer moralement. Cela étant, le directoire dirigé par le docteur Oscar Kashala est d’avis que les fameux chantiers de Joseph Kabila et le programme du gouvernement d’Antoine Gizenga demeurent des simples slogans.


C’est pourquoi, à la lumière de l’indolence qui caractérise le gouvernement Gizenga, l’UREC se fait le devoir de lui rappeler les priorités urgentes pour sortir les Congolais de la misère qui n’a pas changé en dépit de l’organisation des élections présidentielles et législatives de 2006 : l’inflation qui se porte comme un charme, le non paiement des salaires des travailleurs de la MIBA alors que la gestion de cette entreprise est caractérisée par des prélèvements incessants sur les recettes et la production. Il faut y ajouter les très attendues conclusions de l’enquête sur le massacre du Bas-Congo du 31 janvier au 01 février 2007, la vacance du poste du ministre « fantôme » du Commerce extérieur ainsi que la gestion chaotique du problème d’intégration des éléments de garde des anciens vice-présidents.


Pour ceux qui savent lire entre les lignes, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un direct à l’estomac destiné à couper le souffle, belle méthaphore empruntée volontiers à la boxe pour souligner, ici, que l’UREC tout en appelant les camps Kabila et Bemba à ouvrir la porte à la négociation et à ne pas céder à la tentation de l’usage insensé de la force, leur rappelle que la politique est exigence et responsabilité. En tant que telle, elle exige un sens élevé d’une éthique qui oblige au respect de la parole donnée et des accords.


Rappelant qu’elle demeure une force de l’opposition politique, l’Union pour la reconstruction du Congo rassure les Congolais de son engagement à servir le pays dans le respect des règles démocratiques. Dans cet ordre d’idées, le parti d’Oscar Kashala Lukumuena annonce pour bientôt sa sortie politique de l’après élections et promet d’être désormais sur la scène politique et aux cotés du peuples congolais dans ses préoccupations quotidiennes.


CongoOne , Mise en ligne le 01-04-07

dimanche 1 avril 2007

Jean-Pierre Bemba et sa famille politique dénonce les abus de pouvoir de Joseph Kabila


DECLARATION DE L'UNION POUR LA NATION
Par CongoOne

A la suite des tragiques événements des 22 au 23 mars 2007 qui se sont déroulés dans la ville de Kinshasa, la Coordination de l'Union pour la Nation, (en sigle UN), s'est réunie en séance extraordinaire élargie ce jeudi 29 mars 2007 pour faire une analyse globale de la situation politique générale du pays afin de mieux situer les derniers événements dans leur contexte réel et fixer le plus correctement possible l'opinion tant nationale qu:internationale. A l'issue de cette analyse, la Coordination UN déclare ce qui suit :


·L'Union pour la Nation condamne avec force les affrontements meurtriers inutiles qui ont opposé d'une part la Garde républicaine, la police et les Forces armées de la RDC et d'autre part les éléments des FARDC commis à la garde de l'honorable sénateur J.P. Bemba, ancien vice-président de la RDC, et président de l'Union pour la Nation. Ces événements, selon des sources sûres, ont causé la perte de près de 500 vies humaines, fait de nombreux blessés et provoqué des actes de vandalisme et de pillage que l’Union condamne énergiquement. Faut-il rappeler ici que le pillage et la destruction méchante des infrastructures ne sont de nature à encourager ni les partenaires, ni les investisseurs, à ce moment crucial de la reconstruction nationale.

·L'Union pour la Nation présente ses condoléances les plus attristées à toutes les familles endeuillées ainsi qu'à celles dont les membres continuent à souffrir des blessures subies lors de ces tristes événements.

·L'Article 8 de la Constitution déclare que «l'opposition politique est reconnue en République démocratique du Congo, les droits liés à son existence, à ses activités et à sa lutte pour la conquête démocratique du pouvoir sont sacrés. Ils ne peuvent subir de limites que celles imposées à tous les partis et activités politiques par la présente Constitution et la loi.» Une loi organique détermine le statut de l'opposition politique.

1. De la Violation de la Constitution
1.1. L'Union pour la Nation relève le fait qu'en dépit de l'article 100 qui stipule: «Nul ne peut, sous peine de haute trahison, organiser des formations militaires paramilitaires ou des milices privées, ni entretenir une jeunesse armée.» ; il n'existe aucun texte de loi qui organise une telle infraction, à ce jour. De surcroît, dans le cas d'espèce, la garde de l'honorable sénateur J.P. Bemba n'est nullement une milice, mais bien une garde rapprochée constituée d'éléments de l'Armée nationale commis à sa protection et dont la solde est payée par le Trésor public en vertu du Mémorandum militaire signé le 29 Juin 2003, à l'issue du Dialogue inter -congolais. l,

1.2. Nonobstant le Décret du président de la République fixant les avantages accordés aux anciens vice-présidents, un accord particulier a été signé sous l'égide de la Monuc par les représentants des candidats au deuxième tour de l'élection présidentielle déterminant les privilèges du perdant en l'occurrence une garde appropriée dont l'effectif devait faire l'objet d'une négociation.

1.3 La notion de « garde appropriée » ne pouvait s’apprécier qu'en fonction de l'ampleur du danger et du risque possible que pourrait courir la personnalité concernée, A titre d'exemple, si une garde de 12 policiers peut sembler suffire pour la sécurité d'un ancien vice-président, ce chiffre ne peut être considéré suffisant pour un challenger au deuxième tour de l'élection présidentielle qui, de surcroît, a été par trois reprises victime d'attaque à l'arme lourde.

2. Du principe de l'égalité de traitement devant la loi
2.1. L'Union pour la Nation dénonce la violation du principe de l'égalité de traitement des citoyens devant la loi. En effet, la violence utilisée à l’endroit de l'honorable sénateur Jean-Pierre Bemba ne rencontre pas le régime de traitement de faveur réservé à l'ancien Vice-président Azarias Ruberwa qui n'était pourtant pas challenger au deuxième tour de l'élection présidentielle, ce dernier continuant à bénéficier de sa garde rapprochée sans aucune inquiétude,


2.2. L'Union pour la Nation dénonce, d'autre part, le fait qu'au mépris de toute légalité, le Général Nkunda Batware, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, bénéficie d'un régime de faveur et de négociation quant au brassage de sa milice, régime refusé au président de l'Union pour la Nation,

2.3. Toujours pour illustrer cette différence de traitement, il convient de relever ici que Me Marie-Thérèse Nlandu, qui n'a commis aucun crime, continue à croupir en prison pendant que le Général Nkunda Batware dit «rayé de l'Armée nationale» est convié à des négociations « royales » où ses conditions quant au brassage sont prises en considération avec beaucoup d'attention, Pourquoi deux poids et deux mesures si ce n'est pour museler l’Opposition ?

3. De l'Abus de pouvoir
3.1. L'Union pour la Nation apprécie la prise de position, sans équivoque, des ambassadeurs de l'Union européenne sur les événements du 22 et 23 mars 2007, particulièrement le fait que ces derniers aient enfin tiré la sonnette d'alarme sur les dérives dictatoriales mises à nue dans le chef du pouvoir en place. Nous ne pouvions, en effet, imaginer que les contribuables européens aient pu débourser plus de 500 millions d'euros pour soutenir un processus qui aboutirait à l’instauration d'une dictature dans un pays qui aspire à la paix et à la réconciliation nationale pour l'amorce de sa reconstruction.


3.2. L'Union pour la Nation affirme que l'attaque violente et disproportionnée à l'arme lourde de la résidence de l'honorable sénateur J.P. Bemba, leader de l'Opposition, en réponse à l'ouverture des négociations, constitue un abus de pouvoir, toutes les voies de dialogue n'ayant pas été épuisées.

4. De l'instrumentalisation de l'appareil judiciaire, l'Union pour la Nation dénonce le fait qu'avant même que la justice n’ait été saisie, le gouvernement, en décrétant par son porte-parole, qu'un mandat d'arrêt soit émis contre l'honorable sénateur J.P. Bemba, leader de l'Opposition, ait outrepassé ses droits et se soit engagé dans la politisation de l'appareil judiciaire, pour une infraction dont les éléments constitutifs ne sont pas réunis faute de loi organique en précisant les modalités d'application. Il ne peut exister ni crime, ni peine sans loi.

5. De l'Instauration de la pensée unique et du muselage de l'Opposition
5.1. L'Union pour la Nation réaffirme avec force sa détermination à œuvrer dans le cadre d'une opposition républicaine, Elle exige le respect des droits lui reconnus par l'article 8 de la Constitution de la RDC et demande avec insistance que la Loi organique sur le Statut de l'Opposition soit adoptée dans les meilleurs délais,


5.2. L'Union pour la Nation s'inquiète de l'accaparement de tous les pouvoirs par une famille politique, de la tendance à museler l'Opposition et les médias et à inféoder le pouvoir judiciaire dans le but, à peine voilé, d'imposer la pensée unique ; ce qui pourrait facilement constituer l'infraction imprescriptible de haute trahison prévue par l'Article 7 de la Constitution. 5.3. L'Union pour la Nation condamne avec force la chasse à l'homme qui se poursuit, sans désemparer, dans différents quartiers de la ville où de paisibles citoyens sont pourchassés et arrêtés pour la simple raison qu'ils sont supposés être favorables à l'Opposition, Elle dénonce, avec la plus grande énergie, l'intimidation et la volonté affichée de museler l'Opposition dont les droits sont clairement reconnus par la Constitution de la RDC.1

6. De la nécessite du dialogue
6.1 L'Union pour la Nation réaffirme avec force qu'à Sun City, les représentants du peuple congolais avaient, une fois pour toutes, rejeté la culture du recours à la violence comme mode de règlement des conflits et retenu à jamais la culture du dialogue franc, sincère et constructif. Il est temps que la vie humaine retrouve sa valeur dans notre pays et que l'usage du dialogue cesse d'être sélectif.


6.2. L'Union pour la Nation condamne énergiquement les menaces qui pèsent sur la personne de l'honorable sénateur J.P. Bemba Gombo. Elle demande que cesse l'intimidation dont sont l’objet les leaders de l'Opposition ainsi que l’arrêt de toute procédure judiciaire contre le sénateur J.P. Bemba, président de l’Union pour la Nation,

6.3. L'Union pour la Nation regrette vivement qu'au cours de sa dernière conférence de presse, le chef de l'Etat, garant de la Nation, ne se soit pas mis au-dessus de la mêlée pour privilégier le dialogue et conforter la recherche d'une solution pacifique prenant ainsi le risque de mettre en péril le capital confiance vis-à-vis de nos partenaires étrangers et des investisseurs pour lesquels l'instauration d'une véritable démocratie est un gage de sécurité pour leurs interventions et leurs capitaux

6.4. Enfin, pour sa part, l'Union pour la Nation demeure disposée à dialoguer pour contribuer à la décrispation du climat politique actuel et ramener ce différend à ses justes proportions.

Fait à Kinshasa, le 29 mars 2007

Pour la coordination de l’Union pour la Nation
Honorable Sénateur Eve Masudi Bazaïba
Porte-parole de l’UN

Le découpage du Congo sous le règne de Louis Michel

La RDC menacée par ses « voisins » Par Jacques Kimpozo Mayala
- Le PHARE, 29 MARS 2007

C’est la remise en question ou presque, pour la République Démocratique du Congo, de ses frontières telles que définies à la Conférence Internationale de 1885 à Berlin. A l’Est, à l’Ouest, au Nord comme au Sud, les velléités d’invasion et d’occupation de son territoire ne cessent de se multiplier.

Alors que les incursions rwandaises, ougandaises et burundaises, sous couvert de droit de poursuites contre les forces négatives restent récurrentes sur le flanc Est ; que l’occupation du territoire de Kahemba par les troupes angolaises n’a pas fini de diviser la classe politique congolaise, que la Zambie est en train d’afficher ses intentions expansionnistes au Nord-Katanga (territoire de Kapingu), l’Ouganda vient de s’inviter de nouveau en Ituri.

En effet des sources militaires font état d’accrochages entre militaires ougandais et ceux des FARDC le long de la rivière Semliki, à une soixantaine de kilomètres de Bunia, chef-lieu du district de l’Ituri. Le mobile de cette « promenade » des Ougandais en terres congolaises demeure inconnu.

Selon Radio Okapi, plus d’un millier d’éleveurs Mbororo du Soudan ont envahi, le week-end dernier, les villages de Mompoye et Ezo, dans la cité de Ango, à plus ou moins 500 Km de Kisangani, dans la Provinciale Orientale. Après avoir chassé les autochtones congolais, ils se sont accaparés de leurs habitations et champs. Apparemment, ils donnent l’impression de s’est être installés pour une longue durée.

L’administrateur du district du Bas-Uélé, dépassé par les événements, ne sait à quel saint se vouer pour faire déguerpir les envahisseurs.Toujours la langue de bois Pendant que ça bouillonne aux quatre coins des frontières nationales, les autorités congolaises continuent de brillent par la langue de bois. Et lorsqu’elle se décident à dire un mot, c’est pour verser dans la contradiction, à l’image du ministre Denis Kalume de l’Intérieur, convaincu que l’Angola n’a pas occupé des terres congolaises à Kahemba, et de son collègue des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Antipas Mbusa Nyamwisi, qui soutient le contraire.

Les Congolais sont fort troublés de noter que des pans entiers de leur pays sont en train de tomber entre les mains de leurs voisins pendant que leurs gouvernants prônent la patience et les négociations, dans une ambiance délétère de querelles internes dues à des approches divergentes d’une question de souveraineté et d’intérêt national plus qu’évident. La grande interrogation qui revient à l’esprit est de savoir combien de temps il va falloir à la RDC pour se doter d’une armée nationale capable d’une riposte conséquente en cas de trouble de la paix intérieur et d’aliénation d’une portion du territoire national.

Car l’attitude de compromis voire de compromission qui se dégage des prises de position officielle face aux événements de Rutshuru, de Kahemba, de Kipungu et de Ango pourrait donner des idées aux Centrafricains et Congolais de Brazzaville, qui partagent une longue frontière commune avec notre pays.

Au rythme où vont les choses, on risque de se réveiller un jour avec un pays géographiquement rogné à l’Est, à l’Ouest, au Nord et au Sud, au vu et sur de ceux qui sont censés défendre son intégrité et sa souveraineté.

2007-03-28

mercredi 28 mars 2007

Le criminel Joseph Kanambe aux abois

Dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mars 2007, précisément à 3 heures du matin, les milices sanguinaires de Joseph Kanambe (Joseph Kabila) ont foudroyé sans aucune retenue le périmètre de sécurité de la résidence privée de l'opposant politique le plus craint du pouvoir congolais, j'ai cité Jean-Pierre Bembe Gombo. Ces attaques que toute la communauté internationale déplore n'ont été étayées par aucune explication rationnelle émanant du gouvernement en place.

En réalité, Joseph Kanambe envisage à tout prix se débarrasser physiquement de celui qui à ce jour serait son pire son cauchemard, eu égard son charisme politique et aux atouts qu'il possède, à tous points de vue. Pour un homme qu'on disait bénéficier de l'appui de l'Union Européenne, cette barbarie gratuite que nous offrent les chiens enragés de la GSSP est une manifestation de l'impuissance du Chef de l'Etat congolais à s'imposer au sommet de l'Etat, en dépit des forces étrangères qui l'entourent, à savoir celles de l'Angola, du Zimbabwe, du Rwanda, du Burundi, de la Tanzanie, de l'Erythrée...et des garanties financières que lui ont fait miroiter le tristement célèbre wallon Louis Michel, Commissaire Européen chargé de l'humanitaire.

Selon des sources crédibles, l'Angola figure à l'origine des massacres qui ont opposés récemment les gardes loyalistes aux fidèles de Jean-Pierre Bemba. Il y a moins d'un mois, les militaires angolais s'étaient déjà distingués par leurs animosités en s'appropriant onze localités de la province du Bandundu dans le seul objectif de spolier les richesses qu'elles regorgent, avec une violence inouie, sous le regard indifférend des politiques francophones de Belgique (Louis Michel, Armand de Decker, André Flahaut...) qui pourtant soutiennent sans concession le dictateur Joseph Kanambe.

Nous sommes outrés de constater qu'aujourd'hui ces mêmes personnes tentent de justifier amèrement par un déluge de verbiage les agissements incontrôlés de Joseph Kanambe qui a su démontrer qu'il n'est ni plus ni moins un criminel sans foi ni loi. Lors de son intervention pendant le journal télévisé de la Une (RTBF1), Armand de Decker, le Ministre belge de la coopération ne s'est pas gêné de couronner de succès l'offensive des forces de la milice présidentielle (GSSP) argumentant que Jean-Pierre Bemba n'a aucunement le droit de se doter de gardes rapprochés, citant les accords de principe signés entre les deux parties en période électorale. Pire, Monsieur de Decker est allé jusqu'à prétendre que ce dernier a détourné les éléments des forces armées congolaises à son propre compte. Avancer de tels propos relève tout simplement de l'ignorance.

Dans le contexte politique qui est le nôtre, il est tout à fait normal que les opposants politiques réclament le renforcement de leur sécurité personnelle. Joseph Kanambe est synonyme de crimes en tout genre (souvenez-vous des massacres de Tingi Tingi dont le bilan s'élève à plus de 350.000 morts et lesquels ont été commandités par l'homme qui se trouve à la tête de l'Etat congolais). Le juge Bruguière lui a refilé un mandat d'arrêt à ce propos. Il est aussi l'auteur d'une série d'arrestations des détenus politiques et d'opinions au nombre desquels Marie-Thérèse Nlandu et ses collaborateurs, Edy Kapend, le Pasteur Kutino. Comment ne pas craindre le pire.

Aujourd'hui, même l'Union Européenne se méfie de leur pantin et s'en écarte de plus en plus. Elle a fini par comprendre que Joseph Kanambe est une personne émotionnellement instable. L'interview qu'il a donnée le 25 mars 2007 en réponse aux massacres de ses milices témoigne de son insouciance à promouvoir un environnement politique stable. Il refuse toute négociation avec l'opposition et son arrogance nous rappelle la fin des plus grands dictateurs d'antan : Bokassa, Samuel Do, Idi Amin...

Contrairement au clamn MR (Mouvement Réformateur), les libéraux de la Belgique, qui appuie la logique de guerre amorcée par Joseph Kanambe, la majorité des pays de l'Union Européenne exige au Chef de l'Etat congolais la reconnaissance et le respect de l'opposition politique, la recherche des solutions négociées en toute circonstance, la retention de toute forme de violence. Les Congolais se sentent apaisés par les déclarations de l'Angleterre, la commission européenne, voire les politiques flamands plus matures et visionnaires.

Louis Michel atteste qu'il ne devrait plus exister de milices en République Démocratique du Congo. Et pourtant, ce qu'il semble oublier c'est que les premières milices à démanteler sont celles qui appartiennent à la sphère présidentielle, notamment la GSSP, la version kabiliste de la GESTAPO qui pendant les récents évènement à assassiner près de 1000 Congolais dans les rues de Kinshasa. La Belgique n'a fait aucune déclaration condamnant ces massacres, exceptée les partis politiques flamands. Quelle honte pour des gens qui se disent défenseurs des droits humains et libertés fondamentales !

Par ailleurs, les Congolais sont stupéfaits de l'engouement avec lequel Louis Michel s'ingère dans la vie politique du Congo. Ses interventions sont de nature à destabiliser le grand Congo. Aussi, si il est bel et bien commissaire européen, en revanche, pour autant qu'on s'en souvienne, il n'a été mandaté par personne pour s'ériger en médiateur dans le paysage politique congolais.

Louis Michel et ses pairs doivent savoir que 1000 personnes sont décédés lors des violents combats qui ont eu lieu entre les troupes de Kanambe et celles de Bemba, du 22 au 25. Laisser impuni ce crimininel, ce seigneur de guerre, est un signe manifeste de racisme.

Freddy Tshiamala
http://congobelgique.blogspot.com

Kabila désapprouvé par l'Union Européenne quatre mois après son investiture, sauf la Belgique

Posté le: Mer Mar 28, 2007 2:44 pm
Sujet du message: Karl-Albrecht Wokalekde plus de500 à 600 victimes à Kinshasa

La Communauté Internationale doit nous démontrer qu’elle n’est ni raciste ni complice dans le cas des affrontements sanglants de Kinhasa Le prétendu “Joseph Kabila” a transformé la Ville de Kinshasa en un véritable Abattoir jeudi et vendredi derniers (plus de 500-600 victimes selon le bilan de l’UE) A. Informations 1. Grâce à M. Karl-Albrecht Wokalek Pour nombreux Compatriotes, ce bilan de plus de 500 à 600 victimes a pu être établi et officiellement livré à l’opinion puisque c’est son Excellence Monsieur Karl-Albrecht Wokalek, Ambassadeur de l’Allemagne en RDCongo, qui, en vertu du fait que c’est l’Allemagne qui assure présentement la Présidence de l’Union Européenne, a pris la responsabilité de mener l’enquête et de présider la Conférence de presse donnée par les Ambassadeurs de l’Union Européenne à Kinshasa ce mardi 27 mars 2007.

Selon ces Compatriotes, une telle enquête et cette conférence de presse n’auraient pas été possible si c’était l’Ambassadeur de la Belgique, pays dont certains gouvernants:

- sont des ennemis jurés, avérés et impénitents de notre Patrie et de notre Peuple; - n’avaient jamais ni voulu, ni préparé, ni prévu l’indépendance du Congo (Ils ont été contraints d’octroyer l’indépendance au Congo par les éléments extérieurs à la belgique et par un calcul machiavélique);

- se retrouvés, depuis 1960 à ce jour, impliqués dans les blocages successifs de la sauvegarde et de la consolidation de notre indépendance et souveraineté nationales ainsi que de l’insertion de notre Pays dans le concert des grandes antions libres, démocratiques, civilisées, modernes et prospères;

- ont présidé à la rédaction de l’actuelle constitution de la 3ème République: une constitution criminogène, dictatogène, conflictogène et vide de notre âme et de notre identité propre; - soutiennent à bras-le-corps le système esclavagiste, dictatorial, prédateur et génocidaire actuel ainsi que le pouvoir de l’imposteur rwando-tanzanien Hyppolite kanambe, alias “Joseph Kabila” qui est s’esst avéré être, depuis la campagne “militaire” de l’AFDL, l’un des plus grands criminels de l’histoire de l’humanité. S’il ne s’agissait que de l’Ambassadeur de la Belgique à Kinshasa, les affrontements sanglants de jeudi et vendredi derniers n’aurait fait aucune victime, ou bien le bilan des victimes aurait été revu à la baisse et la responsabilité du début des hostilités et des victimes aurait été attribuée, non à “Joseph Kabila” et à ses escadrons de la mort, mais aux autres intervenants dans le conflit.

2. Selon l’Abassadeur de la Grande Bretagne à Kinshasa, Son Excellence Monsieur Andy Sparkes, "Il y a eu énormément de victimes civiles. Des obus sont tombés dans la cité (quartiers populaires de Kinshasa), dans des habitations. On ne connaîtra probablement jamais le nombre exact des victimes".

3. Condamnation du recours prématuré à la force Les ambassadeurs européens “ont fermement condamné "le recours prématuré à la force alors même que toutes les voies de la négociation n'étaient pas encore épuisées" entre le gouvernement et le sénateur Bemba.

4. Washington, par la voix de son Excellence Monsieur Tom Casey, porte-parole du Département d’etat, condamne les violences et fait remarquer qu’il s’agit d’un recul pour le pays et un acte inadmissible pour un gouvernement légitime. . Notre point de vue Qu’aurait fait la Communauté Internationale si un homme avait recouru à la violence armée, prématurée ou non, pour massacrer gratuitement plus de 500 à 600 civils non armés en Europe, aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada…?

A moins qu’il s’agisse du racisme, de mauvaise foi et de complicité manifestes, l’UE et toute la Communauté Internationale devraient, non seulement s’indigner devant les violences de jeudi et vendredi derniers et devant leur ampleur et les condamner du bout des lèvres, mais aussi et surtout:

1. Prendre acte de l’échec flagrant du processus “piloté” en RDCongo par la Communauté Internationale au prix de tant de vies humaines et de plus de 450 millions $US.

2. Donner raison aux Organisations internationales humanitaires et de défense des droits de l’homme qui avaient tiré à temps sur la sonnette d’alarme et prédit des violences généralisées inévitables en RDCongo en cas de la tenue des élections sans que les causes de la guerre ne soient résolues.

3. Donner raison à l’UDPS qui avait qualifié, dès le 2 avril 2005, le processus électoral de vicié et contre-productif par rapport aux aspirations, revendications, intérêts et besoins de notre Peuple et indiqué, notamment dans le Mémorandum adressé au Secrétaire Général de l’ONU le 29/10/2005, des propositions concrètes pour prévenir l’échec dudit processus, éviter l’impasse, le chaos et les violences.

4. Amener devant le Tribunal Pénal International de la Haye pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité - après avoir exigé et obtenu leur démission - les membres de la Communauté internationale qui se sont permis de prendre en otage toute la Communauté Interntionale, de l’induire à dessein en erreur, d’avoir profité de l’attente -exprimée par notre Peuple- des élections et de sa quête de la fin de la crise et d’avoir abusé de la confiance et de la bonne foi de notre Peuple en lui administrant un médicament qui allait le tuer, un poison mortel.

5. Arrêter “Joseph Kabila” et ses milices génocidaires et les transférer à la Cour Pénale internationale de la Haye pour crimes contre l’humanité pour récidive, massacres à large échelle et crime de génocide.

6. Les auteurs des massacres jeudi et vendredi derniers ne sont pas des soldats de l’Armée régulière de la RDCongo, mais les milices privées (la garde personnelle) de “Joseph Kabila”. N’entretenons pas une confusion délibérée visant à couvrir, protéger, encourager et sauver “Joseph Kabila” et ses escadrons de la mort mercenaires. C’est tard que les communiqués ont commencé à parler des FARDC et de la voix du Gouvernement.

7. Nous rappelons à l’opinion que l’imposteur rwando-tanzanien Hyppolite Kanambe, alias “Joseph Kabila” est un ennemi du genre humain et un récidiviste. Il avait déjà, selon les Rapports de Roberto Garreton, de Christopher Harland, de Mary Robinson, et selon l’expression d’Emma Bonino, transformé l’Est de la RDCongo en Abattoir par les massacres à large échelle de plus de 200.000-300.000 victimes pendant la campagne “militaire” de l’AFDL.

Il a exterminé plus de 3.500 soldats ex-FAZ à Kitona, à Kamina, à Pweto… Il avait recouru à la violence armée entre les deux tours de l’élection présidentielle pour mettre Kinshasa à feu et à sang. Il s’est, tout au long de sa présence en RDCongo, illustré par des viols, des violences sexuelles, de nombreux massacres des civils, des assassinats politiques, le pillage des richesses nationales, le trafic illicite d’armes, le terrorisme d’Etat, l’insécurité généralisée, le blanchiment d’argent sale, les alliances avec les génocidaires, la création des conflits armés…

Fait à Bruxelles, le 28 mars 2007. Dr François Tshipamba Mpuila Représentant Contact: B.P. 184, Bruxelles Gare du Midi, Avenue Fronsny C 32.4, 1060 Bruxelles; GSM 0485/270.866; 0478/39.71.47;

E-mail: tshipambampuila@yahoo.fr;
tshipamba.mpuila@chello.be;
church 105@hotmail.com

Vous pouvez trouver tous nos textes et toutes les informations sur notre Parti et sur la RDCongo sur websites de l’udps:
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vendredi 23 mars 2007

Les contrats miniers congolais qui ruineront politiquement Louis Michel


A mesure que le temps passe, la vérité sur les contrats miniers mirobolants qu'ont fait signé Louis Michel et son parti (le MR) à Joseph Kanambe (Joseph Kabila), au profit des multinationales mafieuses, commence à éclore à la lumière du jour.

Une équipe de la Banque Mondiale relayée par le Fmi est en cours d'investigation à ce sujet en RDC. Un groupe d'experts hollandais est à l'origine de ce scandale financier qui n'est rien d'autre qu'une véritable vente d'Etat clairement consentie et organisée par les politiques wallons.

Le journal " METRO " publiait dans son numéro 1422 du 21 mars les révélations du Ministre congolais des Mines, Martin Kabwelulu, qui s'est montré très critique sur les contrats léonins que couvent la sphère politique de Joseph Kanambe et la bande à Louis Michel. Il propose la révision systématique , au pire, la résiliation des contrats relatifs aux accords douteux passés entre l'entreprise publique des mines " La GECAMINES " et ses partenaires occidentaux.

En effet, la GECAMINES (ex Union Minière) nationalisée en 1967 par Mobutu, le lendemain de l'indépendance, est devenue l'eldorado de la mafia politico internationale, au sein de laquelle figure en bonne place un certain George FORREST, homme d'affaire wallon vereux. Toutes les richesses potentielles de la GECAMINES sont contrôlées par des prédateurs américains et européens qui s'approprient à eux seuls plus de 80 % des parts contre 20 % au bénéfice du gouvernement congolais qui lui-même ne se bouscule pas pour les redistribuer à la population congolaise.

Ces contrats miniers tant défendus par Louis Michel, Armand de Decker ou Colette Braeckman, ne reposent en aucun cas sur le code d'investissement minier en vigueur et vont à l'encontre des lois établies au Congo. Il y a donc bel et bien une volonté délibérée de nuire au développement durable de la République Démocratique du Congo de la part des Etats tels que la Belgique, la France ou les Etats-Unis, qui soutiennent mordicus la pérennité de tous les contrats fictifs qui régissent actuellement le milieu minier.

Et d'ajouter que Monsieur Martin Kabwelulu en appelle à des discussions entre les différentes parties concernées par ce scandale en vue de trouver des solutions selon une approche globale et non de façon unilatérale. Cela implique qu'à la fois le gouvernement, les pseudo hommes d'affaire, la GECAMINES et certains observateurs internationaux comme la Banque Mondiale ou le Fmi participent activement aux pourparlers.

Le Ministre congolais des mines exige aussi la restitution à la Gécamines de tous les sites miniers exploités frauduleusement par de petits exploitants (les artisans) pour le compte des grandes firmes internationales. Ces exploitations informelles échappent complètement au contrôle du fisc et n'avantagent que les affairistes qui s'arrangent astucieusement pour évacuer le butin vers les capitales occidentales où il sera vendu dix fois plus cher.

Nous remercions le journal METRO pour avoir eu le courage de diffuser dans ses colonnes cette information, eu égard au boycotte dont souffre le secteur journalistique en Belgique, dès lors où il est question de révélations compromettantes contre le pouvoir de Joseph Kanambe. Par ailleurs, nous présentons aussi nos remerciements à Martin Kabwelulu pour son courage politique, car nous imaginons la difficulté qu'il a eue à faire affront à un gouvernement qui ne pense qu'à éliminer physiquement ses opposants, les leaders d'opinions, les journalistes..., a fortiori, conscients de l'incidence suscitée par les déclarations véridiques du Ministre.

Louis Michel et sa bande doivent comprendre que le Congolais ne veut plus être manipulé. Le Commissaire Européen à l'aide humanitaire doit récupérer ses bagages et regagner les penates, car sa politique en RDC est ni plus ni moins un GROS FIASCO et nous insupporte.

Freddy Tshiamala
http://congobelgique.blogspot.com