mercredi 9 mai 2007

Des mafieux wallons lorgnent sur les richesses du Kivu


Le déclin économique et la misère humaine dans lesquelles ne cessent de s'enliser les congolais, jour après jour, depuis l'arrivée de Joseph Kabila à la tête de la République Démocratique du Congo (RDC), sont les signes révélateurs d'un pouvoir qui a manifestement du mal à relancer la machine de production, nonobstant les crédits astronomiques contractés par les autorité en place auprès des organismes corrompus tels que la Banque Mondiale et le FMI, ou encore, auprès des États occidentaux pourvoyeurs de dictateurs comme la France, la Belgique, l'Allemagne, etc. Si la situation générale dans laquelle est plongé le pays inquiètent les observateurs internationaux et les investisseurs honnêtes, elle ne demeure pas moins une opportunité grandiose pour la mafia internationale, en l'occurrence la pègre wallonne.

Nul n'ignore que plus aucun investisseur étranger sérieux ne peut à ce jour se permettre de verser ses fonds dans quelque exploitation commerciale que ce soit en RDC, en raison de la corruption administrative, de la confusion politique, de la criminalité ambiante, de l'absence d'une réglementation claire en matière d'investissement et du chaos social. La porte reste ainsi grandement ouverte aux parrains de la mafia financière qui profitent justement du désordre institutionnel pour s'offrir toutes les parts du marché minier à la pelle. C'est à cette fin qu'un groupe de mafieux wallons s'apprêtent à voyager pour le Kivu, très probablement dans moins de deux semaines, avec l'ambition de mettre le grappin sur les mines d'or et les carrières de coltan. Nous ne manquerons pas de décliner leurs identités sur la toile (
http://congobelgique.blogspot.com ) dès lors où nos services de renseignement réussiront à réunir toutes les informations favorables à leur arrestation, si d'aventure, il foulaient la terre de nos ancêtres sans pour autant avoir pris toutes les dispositions préalables sen rapport avec l’exploitation légale de nos ressources. Et si l'État congolais, comme à son habitude, se montre condescendant, nous serons forcés d'en appeler à la vigilance de la population locale du Kivu afin qu'elle se charge de cueillir ces maudits rapaces par la peau du cou et de les reconduire dans l'avion qui les rapatriera en Belgique.

Chers compatriotes, il ne faut plus que nous acceptions que notre pays soit perpétuellement la cible privilégiée des vautours de la finance internationale (MAG ENERGY, De Beers possède des concessions qui s’etendent sur 60 000 km2, BOWERS, EXON, FINA, ELF, First American Diamonds reçut une concession de 800 km2, BHP Billiton une concession de 16000 km2. Emaxon Diamonds & Dan Gertler ont aussi reçu d’importantes concessions en échange d’un prêt de 15 millions de dollars,...) et des petits racketteurs sans scrupule, en provenance du Rwanda, Burundi, Ouganda, Soudan, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Angola, etc. La RDC est le seul pays au monde où les frontières peuvent être déflorées jusqu'à en perdre tout son sang, sans le moindre effort. Cette perméabilité est propice à l'exploitation sauvage des ressources dont aucun d'entre-nous tire une jouissance effective, pendant qu'elle mine notre économie, creuse la dette publique, renforce la fracture sociale, altère la qualité de vie et amenuise toutes nos capacités de développement. Nous ne comprenons pas pourquoi tous ces prétendus investisseurs ne sont intéressés que par les mines.

Le Congo est un pays qui regorge d'énormes potentiels, à savoir agricole, pastoral, maritime et fluvial, etc. Pourquoi ne pas investir dans ces secteurs qui profiteront directement à la population qui manque cruellement de quoi manger, d'eau, d'électricité, de soins de santé, de formation...Évidemment, cette préférence est motivé par l'amour du gain facile.


Freddy Tshamala
Analyste politique
http://congobelgique.blogspot.com

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